"Frappes en Syrie: "Washington " prêt à dégainer " à nouveau

Claudine Rigal
Avril 16, 2018

Pressions sur Moscou Ces données mettent en exergue les limites des moyens à la disposition des Occidentaux au-delà de la sphère diplomatique pour faire céder un Assad provocateur, adoubé par le chef de l'État russe, Vladimir Poutine.

A Moscou, ces frappes sont perçues comme symboliques, "impossibles de réagir autrement dans un contexte d'hystérie médiatique", selon le politologue Gueorgui Bovt, qui s'interroge sur les motivations qui poussent Emmanuel Macron à s'associer à cette opération militaire. Il a également souligné son opposition ferme à l'utilisation de toute arme internationalement prohibée, exigeant une enquête internationale transparente sur les allégations en matière d'attaque chimique.

Dans une première réaction, le président Vladimir Poutine a vivement dénoncé les frappes, mais il n'a annoncé aucune mesure particulière de rétorsion, se bornant à demander la convocation d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU. "Il faut que la Russie se rende compte qu'elle a voté des textes au Conseil de sécurité qu'il importe aujourd'hui de faire appliquer et (qu'il est nécessaire) de ne pas se laisser embarquer par la barbarie de Bachar el-Assad", a déclaré le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, sur la chaîne de télévision BFMTV.

En avril 2017 déjà, le président américain Donald Trump avait ordonné le lancement de 59 missiles de croisière sur une base du régime syrien, après une attaque au gaz sarin qui avait tué plus de 80 civils.

Les derniers combattants rebelles de Douma, ainsi que des civils, ont été évacués samedi vers des zones du nord de la Syrie, dans le cadre d'un accord de reddition signé avec le régime le 9 avril, deux jours après l'attaque chimique présumée.

En Iran, autre grand allié de M. Assad, le guide suprême Ali Khamenei a qualifié les dirigeants américain, français et britannique de "criminels".

"Le régime de Damas considère que la Russie profite cette guerre pour retrouver une puissance internationale".

Une mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) se trouve en Syrie pour réunir des éléments sur cette attaque chimique présumée qui aurait fait au moins 40 morts à Douma, selon des secouristes sur place.

"L'OIAC a visité ce bâtiment de 2013 jusqu'à récemment et y a procédé à des inspections", a souligné aux journalistes, le directeur de l'Institut pour le développement des produits pharmaceutiques et chimiques, Saeed Saeed, après la frappe qui a détruit le bâtiment.

"Nous avons été très précis et la réponse était proportionnée, mais, en même temps, ce fut une frappe lourde", a-t-il ajouté.

Donc, là Macron, May et ceux qui commandent à Trump ( qui a renoncé à résister à Clinton: laquelle ne le critique plus depuis qu'il se lance dans la guerre.il est donc sa marionnette) ont retenu la leçon de Goebbels: mentez il en restera toujours quelque chose!

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