Intervention policière en cours à Tolbiac pour évacuer les bloqueurs — Sorbonne

Claudine Rigal
Avril 20, 2018

Au moins une centaine de CRS ont pénétré à 5 h 00 du matin sur le site, une tour de 22 étages occupée depuis le 26 mars, essuyant notamment des jets de bouteilles de verre et autres projectiles dans une ambiance très tendue.

Quelques minutes avant le début de l'intervention, les occupants des lieux avaient sonné l'alarme, semant la confusion. La rue longeant le site, dans le XIIIe arrondissement de la capitale, a été ensuite bouclée par la police. Certains s'étaient retranchés à l'intérieur, tandis que d'autres tentaient de s'enfuir en escaladant la grille, tout en lançant des projectiles sur les forces de l'ordre.

"Il était temps de mettre fin à cette situation, qui était une situation de non-droit", a-t-il ajouté, signalant des "dégradations" dans l'établissement.

Une opération d'une heure.

Une personne a été interpellée pour outrage et rébellion, comme le précise la préfecture de police dans un communiqué annonçant la fin de l'intervention.

La préfecture de police a fait preuve d'une mauvaise foi certaine, essayant par tous les moyens de retarder le recours aux forces de l'ordre pour évacuer les quelques 100 bloqueurs qui occupent le site. Mercredi, devant l'Assemblée nationale, il avait promis que l'ordre serait rétabli "partout" et "en particulier dans les facultés". "Il appartient au préfet de police (.) de décider, sous le contrôle du juge, s'il y a lieu (.) de faire intervenir les forces de l'ordre, et de définir le moment et les modalités de cette intervention" sur le site, qui fait partie de Panthéon-Sorbonne (Paris-1), a déclaré le juge des référés du tribunal administratif.

"J'ai du mal à le décrire (le site) tellement je suis consterné par l'état du centre, un vrai capharnaüm".

La préfecture de police n'avait toutefois pas immédiatement donné suite à sa demande, invoquant une "appréciation technique".

Il rejette ainsi la requête du syndicat étudiant de droite UNI, opposé à ce blocage, qui souhaitait que le tribunal ordonne à la préfecture de police d'intervenir.

La cause de la mobilisation étudiante: la réforme de l'accès à l'université, qui s'apparente selon ses détracteurs à une "sélection" en raison du classement des candidatures des bacheliers.

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