"Je ne veux pas privatiser la SNCF" — Macron

Xavier Trudeau
Avril 16, 2018

Pas de chiffre concernant le niveau repris par les caisses publiques, qui ne pourront pas de toutes manières absorber en une seule fois les 47 milliards d'euros qui plombent la SNCF. Impossible dans ces conditions de se moderniser et d'investir... "L'usager a fait ses efforts, il a payé son billet plus cher", a asséné le chef de l'État. "L'Etat n'a pas sous-investi, mais a parfois mal investi", a-t-il reconnu. Emmanuel Macron a estimé dimanche sur notre antenne que les différents mouvements sociaux en cours ne correspondaient "pas à une coagulation" des "mécontentements", qu'il a assuré par ailleurs "entendre" et "respecter".

"C'est une colère que je comprends, que je respecte mais qui est liée à une décision que nous prenons, que j'assume, une réforme que nous mènerons jusqu'au bout", a-t-il développé.
La balle est maintenant dans le camp des syndicats. Sur un autre dossier, fiscal celui-là, Emmanuel Macron a assuré qu'il souhaitait refondre "en profondeur " la fiscalité locale, "sans qu'il y ait d'augmentation ". La taxe d'habitation sera supprimée "pour la France des villes moyennes et des petites villes, car c'est là où elle est la plus élevée ". "Ni local, ni national ". Il promet qu'il n'y aura pas d'économies sur l'hôpital durant le quinquennat, mais il pointe tout de même que "ce à quoi nous assistons aujourd'hui c'est le fruit de plusieurs décennies de défaillances de l'Etat ". Des annonces sont attendues fin mai début juin pour améliorer le système de santé. Pour les Ehpad, le président n'est pas fermé à l'idée d'une seconde journée de solidarité pour le financement de la dépendance. Il a aussi fait part de sa réflexion sur la création d'un "cinquième risque " pris en charge par la Sécurité sociale, et destiné à la protection sociale au vieillissement de la population.

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