L'école et le diagnostic précoce sont la priorité — Autisme

Evrard Martin
Avril 7, 2018

"Mon ambition est que les personnes autistes soient acceptées dans leurs différences et qu'elles soient reconnues pour leurs compétences", a martelé Édouard Philippe, vendredi, devant les acteurs du secteur réunis au Museum d'Histoire naturelle. Ces mesures se concentrent sur un diagnostic le plus précoce possible et l'insertion des enfants et adultes malades. Avec une enveloppe de 344 millions d'euros, le président espère améliorer la prise en charge de ce trouble envahissant du développement. C'est pourquoi, au cours des examens médicaux obligatoires à 9 et 24 mois, les médecins devront effectuer des vérifications de base, mais aussi informer les parents sur les troubles du spectre autistique.

Actuellement, 45 % des cas d'autisme sont diagnostiqués entre 6 et 16 ans. C'est beaucoup trop tard.

RÉDUIRE LE COÛT POUR LES PARENTS: mise en place au 1er janvier 2019 d'un forfait pour financer, jusqu'au diagnostic, le recours aux professionnels non conventionnés par l'Assurance maladie. L'objectif est d'atteindre 100 % en maternelle pour la classe d'âge née en 2018. Le gouvernement prévoit notamment de "tripler" le nombre de places en Unités d'enseignement en maternelle (UEM), des petites classes destinées aux enfants ayant besoin d'un soutien renforcé. L'objectif est d'y porter le nombre d'enfants accueillis à 2.100. 4. Création de postes d'enseignants spécialisés. La scolarisation en primaire et au collège-lycée sera également renforcée via les Unités localisées pour l'inclusion scolaire (Ulis). 5.

Le plan a cinq axes: soutenir la pleine citoyenneté des adultes (115 millions), intervenir précocement auprès des enfants (106 millions), rattraper le retard en matière de scolarisation (103 millions), remettre la science au coeur de la politique de l'autisme (14 millions), soutenir les familles et reconnaître leur expertise (6 millions).

Quelque 600.000 adultes français, soit une personne sur 100, seraient autistes. Mais seulement 75 000 d'entre eux ont reçu le diagnostic. Du fait du manque de places dans des structures adaptées, mais aussi de cette carence de diagnostic, trop d'autistes sont aujourd'hui en long séjour en hôpital psychiatrique. L'effort de formation des personnels sera poursuivi, car "tous les professionnels ne sont pas encore au niveau des meilleures pratiques", selon le gouvernement. L'accès aux logements accompagnés doit aussi être amélioré.

Le gouvernement veut créer une "plate-forme de répit" par département. Quatorze millions d'euros iront par ailleurs à la recherche. Ce volet est doté de six millions d'euros.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL