L'agenda des travaux — Coopération Gabon-FMI

Xavier Trudeau
Avril 11, 2018

Le tableau est "actuellement lumineux", se réjouit-elle. "Mais nous pouvons voir des nuages plus sombres pointer à l'horizon", a-t-elle déclaré à Hong Kong dans un discours en prélude à la réunion de printemps du FMI. Christine Lagarde a par ailleurs souligné que "les économies avancées devraient s'accroître au-dessus de leur potentiel de croissance moyenne cette année et l'année prochaine" et que les États-Unis étaient au plein emploi. Les perspectives asiatiques sont solides, la région concentrant les deux tiers de la croissance mondiale.

Le ministre d'Etat chargé du Budget et des Comptes publics, Jean-Fidèle Otandault, a eu hier, à son cabinet, une séance de travail avec l'administrateur représentant les pays du Groupe Afrique II du Fonds monétaire international (FMI), Daouda Sembene. Elle a appelé les gouvernements à agir tant que "la fenêtre d'opportunité est ouverte".

En cause selon elle: les tensions commerciales, les risques fiscaux et financiers en hausse, ainsi que les incertitudes géopolitiques.

Pour rappel, le 19 juin 2017, le FMI avait approuvé un accord triennal au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) en faveur du Gabon pour un montant de 454,4 millions de DTS, soit environ 359 milliards de FCFA et 215% de la quote-part du pays, afin d'appuyer le Plan de Relance de l'Economie élaboré par le Gouvernement. Christine Lagarde appelle les pays à se tenir le plus éloigné possible des tentations protectionnistes: "L'histoire nous montre que restreindre les importations affecte tout le monde, en particulier les consommateurs pauvres ".

Ces commentaires interviennent alors que les tensions entre les Etats-Unis et ses partenaires commerciaux, en particulier la Chine, ont redoublé d'intensité ces derniers mois.

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La directrice du FMI convient qu'il existe des "pratiques déloyales", qu'elles doivent être éliminées, et qui peuvent "laisser des traces sur les balances commerciales entre les pays ".

Pour autant, estime-t-elle, "la meilleure façon de s'attaquer aux déséquilibres macro-économiques n'est pas d'imposer des droits de douane mais d'avoir recours à des politiques ayant un effet sur l'économie dans son ensemble comme les outils budgétaires ou les réformes structurelles".

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