Le volailler en faillite Doux condamné à payer 82 millions d'euros d'amende

Xavier Trudeau
Avril 12, 2018

En chargeant en eau les volailles, Doux en augmentait artificiellement le poids.

Les ennuis s'accumulent pour le volailler Doux. Placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce, le groupe agroalimentaire vient d'être condamné par le tribunal administratif de Rennes à rembourser les exonérations de droits de douane accordées par l'Union européenne. D'un montant de 82 millions d'euros (intérêts de retard compris), elle est la conséquence du non respect par le volailler Doux de la teneur en eau des poulets vendus à l'export entre les années 2010 et 2012.

Les autorités françaises ne partagent pas cette interprétation du droit européen. Mais la Commission demande quand même à FranceAgriMer (l'établissement chargé de verser les subventions européennes) de suspendre ses paiements et d'exiger le remboursement des aides indues.

La décision arrive au plus mauvais moment pour Doux. L'une par le géant français LDC (Loué, Le Gaulois, Marie...), qui s'est allié avec le groupe saoudien Al-Munajem, premier client de Doux, et la coopérative Terrena, actuel propriétaire du volailler breton.

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