Mark Zuckerberg confesse que ses propres données sont concernées — Scandale Facebook

Alain Brian
Avril 11, 2018

Facebook est dans la tourmente depuis qu'un lanceur d'alerte a révélé mi-mars que les données de 50 millions de ses utilisateurs avaient été détournées au profit de Cambridge Analytica.

Sur Facebook, nul n'est épargné par l'exploitation de ses données personnelles. Ce cabinet britannique de conseil politique a notamment travaillé pour Donald Trump lors de la dernière campagne présidentielle aux Etats-Unis.

"Chaque fois que quelqu'un choisit de partager quelque chose sur Facebook (.) il y a un contrôle". Il avait déjà fait la veille devant le Sénat des commentaires similaires sur le RGPD qui lui ont valu ce mercredi les remerciements quelque peu ironiques d'une responsable européenne. "Merci Zuckerberg", a lancé Vera Jourova, commissaire à la Justice et à la Protection des consommateurs.

"La seule façon de résoudre ce problème de confiance est à travers une législation qui crée et donne les moyens à une agence extérieure suffisamment équipée, dotée d'une autorité législative, de protéger la vie privée numérique et d'assurer que les entreprises protègent les données de nos utilisateurs", a renchéri le démocrate Mike Doyle. Il estime qu'internet et en particulier Facebook a servi de plateforme à une vaste opération de propagande pour favoriser la victoire du magnat de l'immobilier. "Nous ne vendons pas de données", a-t-il affirmé plusieurs fois, niant que le groupe soit un outil de surveillance.

"Les avertissements étaient partout, pourquoi personne ne les a vus?", a-t-il demandé.

Mark Zuckerberg est visiblement en train de boire du calice jusqu'à la lie dans cette affaire de Cambridge Analytica qui éclabousse son entreprise.

Mais comment cela a-t-il été possible?

Il a également salué la prochaine entrée en vigueur, le 25 mai, du nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles, appelé "RGPD".

À l'époque, en 2013, le système permettait à ces applications extérieures d'accéder au profil de ceux qui l'avaient téléchargée mais aussi à ceux de leurs amis, une possibilité supprimée depuis qui explique le nombre très important de membres potentiellement concernés, jusqu'à 87 millions selon le réseau social.

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