Nouveau rappel de la Banque mondiale — Modèle économique

Xavier Trudeau
Апреля 19, 2018

Mais de manière générale, la croissance de l'Afrique subsaharienne devrait atteindre 3,1 % en 2018 et s'établir à 3,6 % en moyenne entre 2019 et 2020.

Dans son dernier "Rapport de suivi de la situation économique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA)", la Banque mondiale a émis de nouvelles recommandations à l'endroit du Royaume en l'incitant à s'orienter vers un nouveau modèle économique reposant plus largement sur les exportations, dans lequel le secteur privé jouerait un rôle plus important en tant que promoteur de la croissance et de l'emploi. "Nous sommes encore loin des niveaux d'avant la crise", a souligné l'économiste en chef de la Banque mondiale pour la Région Afrique, Albert Zeufack, lors du lancement, mercredi, de ce rapport via une visioconférence depuis le siège de l'institution à Washington. D'abord, affirme l'économiste en chef de la région Afrique à la Banque mondiale, la région doit accélérer les réformes, macro-économique et surtout budgétaire et aussi approfondir les réformes structurelles pour aller à une croissance avant gardiste. Ses prévisions n'occultent pas le secteur minier où les perspectives de croissance "tablent sur la stabilité des cours des hydrocarbures et des métaux, et sur la mise en œuvre, dans les pays de la région, de réformes visant à remédier aux déséquilibres macroéconomiques et à stimuler l'investissement".

Il a relevé que les pays membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dont la Côte d'Ivoire et le Sénégal constituent les locomotives économiques, conserveront "une croissance solide" soutenue par des investissements en termes d'infrastructures.

M. Zeufack a signalé, citant le rapport trimestriel de la Banque mondiale, une augmentation du ratio de la dette publique sur le PIB dans les pays, la composition de cette dernière évoluant selon lui à mesure que les Etats abandonnent les sources traditionnelles de financement concessionnel pour davantage se financer sur les marchés.

Les pays concernés doivent malgré tout renforcer leur résilience en faisant des stratégies de diversification de leurs économies "une priorité absolue" pour faire face aux fluctuations des cours des matières premières notamment. Selon la Banque mondiale, 18 pays africains sont classés pays à haut risque de soutenabilité de la dette en 2018 contre huit en 2016.

La dernière édition de Africa's Pulse s'intéresse tout particulièrement au rôle que peut jouer l'innovation pour accélérer l'électrification en l'Afrique subsaharienne, et de fait, pour parvenir à une croissance économique solidaire et lutter contre la pauvreté. D'après le rapport, pour que l'accès à l'électricité en Afrique subsaharienne soit universel, il faut combiner des solutions associant le réseau national, ainsi que des "mini-réseaux " et des "micro-réseaux " desservant de petits groupes d'utilisateurs, mais aussi des systèmes domestiques hors réseau. Améliorer la réglementation du secteur électrique et la gestion des entreprises d'électricité, reste la clé du succès.

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