Syrie: La résolution russe rejetée au Conseil de sécurité

Claudine Rigal
Avril 15, 2018

"En tant que secrétaire général des Nations unies, il est de mon devoir de rappeler aux Etats membres qu'il y a une obligation, en particulier lorsqu'on traite les questions de paix et de sécurité, d'agir conformément à la Charte des Nations unies et au droit international en général", a indiqué M. Guterres lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité demandée par la Russie. Il prévoit de créer "un mécanisme indépendant" d'enquête et d'attribution des responsabilités "basé sur des principes d'impartialité et de professionnalisme".

Dans le domaine de l'aide humanitaire, le texte commence par réclamer qu'un "cessez-le-feu durable" soit instauré et que tous les Etats membres usent de leur influence pour son application.

En matière politique, enfin, le projet "exige des autorités syriennes qu'elles s'engagent dans des négociations intersyriennes de bonne foi, de manière constructive et sans préconditions" en application des dernières discussions menées à Genève le 3 mars.

C'est la première fois qu'un texte regroupant les aspects chimique, humanitaire et politique du conflit vieux de plus de sept ans est proposé au Conseil de sécurité.

Devant le Conseil de sécurité, l'ambassadeur russe Vassily Nebenzia avait vivement dénoncé les attaques occidentales.

L'avenir du projet de texte réside notamment dans une "revitalisation" à l'ONU du groupe des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni), explique à l'AFP un diplomate occidental.

Le projet russe, de cinq paragraphes et qui a peu de chances de recueillir les neuf voix nécessaires à son adoption, fait part d'une " grande inquiétude " face à " l'agression " contre un Etat souverain. "Vos agressions aggravent la situation humanitaire" en Syrie, a-t-il déploré. Toujours selon l'armée russe, la défense antiaérienne syrienne a intercepté 71 missiles de croisière sur 103. "Nous avons frappé avec succès chaque cible", a-t-il assuré.

Les frappes aériennes ont été lancées une semaine après l'annonce d'une attaque chimique présumée commise selon les Occidentaux par les forces gouvernementales à Douma, près de Damas, et qui aurait fait plus de 40 morts.

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