Syrie : les Etats-Unis, la France et le Royaume-Unis ont frappé

Claudine Rigal
Avril 15, 2018

Donald Trump a annoncé vendredi soir que des frappes militaires américaines coordonnées avec les forces armées françaises et britanniques avaient été lancées contre la Syrie en réponse à l'attaque chimique menée le week-end dernier à Douma et imputée au régime syrien.

C'est donc pour accentuer la pression sur cette poche de résistants que Damas a eu recours à des attaques chimiques le 7 avril, assure l'Élysée. A Damas, le président Assad a affirmé que cette "agression" ne faisait que "renforcer (sa) détermination à continuer de lutter et d'écraser le terrorisme", terme par lequel il désigne les rebelles.

La plupart des missiles ont été interceptés avant d'atteindre leurs cibles, précise le communiqué.

Ils rappellent tout d'abord le contexte militaire dans lequel se déroule la reconquête de la Ghouta par le régime syrien.

Elle a fait plus de 40 morts selon des secouristes à Douma.

La France et ses partenaires reprendront, dès aujourd'hui, leurs efforts aux Nations unies pour permettre la mise en place d'un mécanisme international d'établissement des responsabilités, prévenir l'impunité et empêcher toute velléité de récidive du régime syrien. "Nous avons prévenu que de telles actions ne resteraient pas sans conséquences", a réagi l'ambassadeur russe aux Etats-Unis, Anatoli Antonov, sur Twitter.

Après avoir exprimé la crainte d'une "escalade militaire totale", le patron de l'ONU Antonio Guterres a appelé à la retenue "dans ces circonstances dangereuses". A 22h00, ces frappes étaient "terminées", a ajouté le général Dunford, précisant qu'aucune perte américaine n'était à déplorer. Le virus de la rhétorique creuse et populiste des chefs de guerre et/ou d'une majeure partie d'Etats orientaux n'est plus une marque déposée et protégée: du président américain B. Obama en passant par le président français F. Hollande, réitéré par le président E. Macron l'usage des armes chimiques a été déclaré une ligne rouge à ne pas dépasser par le régime d'Assad.

Avant de parler à M. Macron, M. Trump s'était entretenu avec la Première ministre britannique Theresa May.

Les trois puissances occidentales ont notamment reçu le soutien de l'Arabie saoudite et de l'Allemagne. Des accords que le régime a en effet conclu avec les groupes Ahrar al-Cham et Faïlaq al-Rahmane fin mars mais pas avec les rebelles de Jaïch al-Islam, concentrés à Douma. "On ne vas pas en bénéficier", estime ce mécanicien de 25 ans.

La Vice-présidente de la Coalition Nationale Syrienne Salwa Aksoi, a déclaré que toute éventuelle action militaire contre le régime d'Assad doit viser Assad et tous les criminels de guerre associés ainsi que les milices terroristes iraniennes.

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