Syrie : l'OIAC va poursuivre sa mission d'enquête sur l'attaque chimique présumée

Claudine Rigal
Avril 16, 2018

"La mission d'enquête est arrivée samedi à Damas et il est prévu qu'elle se dirige dimanche à Douma pour entamer son travail", a déclaré le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Ayman Soussane, à la presse.

L'annonce intervient alors que les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont mené samedi peu avant l'aube des frappes en Syrie, en représailles à une attaque chimique présumée qui se serait déroulée il y a une semaine jour pour jour dans la ville de Douma.

Après le bombardement l'année dernière de la base aérienne syrienne de Shayrat, effectué à titre de réponse à Damas, accusé d'avoir utilisé du gaz sarin contre des civils, le chef du Pentagone James Mattis a toutefois reconnu l'absence de toute preuve de l'usage de cette arme chimique par l'armée syrienne, a rappelé à Sputnik le politologue turc Caglar Tekin.

L'organisation doit se réunir lundi pour discuter de l'attaque chimique présumée qui a fait au moins quarante morts. Les victimes présentaient, selon eux, des symptômes tels que des difficultés respiratoires, des brûlures de la cornée ou de la mousse dans la bouche. Comme à l'été 2013 lors de la première attaque sur la Ghouta, le gouvernement français a publié ce samedi matin son "évaluation nationale " de l'"attaque chimique du 7 avril 2018 " et du "programme chimique syrien clandestin ". En juin 2014, l'ensemble de l'arsenal chimique de l'armée avait été remis à l'OIAC.

Les présidents américain Donald Trump et français Emmanuel Macron ont assuré avoir la preuve de l'utilisation d'armes chimiques à Douma.

Américains et Français ont fait savoir qu'ils frapperaient à nouveau en cas de nouvelle attaque chimique, mais après cet épisode aussi spectaculaire que bref, les puissances occidentales entendent relancer la diplomatie. "À la Russie de faire pression sur lui", a-t-il ajouté. Le texte inclut la création d'un nouveau mécanisme d'enquête sur l'emploi d'armes chimiques. Il y a un non-respect du droit humanitaire international depuis sept ans en Syrie.

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