Une base aérienne de l'armée syrienne frappée par des missiles

Claudine Rigal
Avril 11, 2018

Le Pentagone a rapidement réagi en assurant que ses forces armées "ne mènent pas de frappes aériennes en Syrie". Les États-Unis affirment ne pas être impliqués.

Les États-Unis, mais aussi la France, avaient brandi ces dernières semaines la menace de frappes en Syrie en cas d'attaque chimique, une "ligne rouge" pour Paris.

Selon la télévision de Damas, l'attaque a visé la base de Tiyas, également appelée T-4, située entre les villes de Homs et Palmyre, dans le centre du pays.

D'après la même source, cette attaque n'a pas fait de victimes ni de blessés parmi les forces syriennes et les conseillers militaires russes sur place. "Ce n'est pas nous", a de son côté déclaré le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Patrik Steiger, à l'AFP. "Néanmoins nous continuons de suivre attentivement la situation et de soutenir les efforts diplomatiques qui se poursuivent afin d'engager la responsabilité de ceux qui utilisent les armes chimiques en Syrie et ailleurs", indique une déclaration du ministère. La base T-4 est aussi utilisée par la force Al Qods, l'unité d'élite des Gardiens de la révolution iraniens, alliés du président Bachar al-Assad dans la guerre civile syrienne. En effet, le pays avait récemment menacé l'armée syrienne de représailles suite aux allégations portées par des rebelles quant à l'utilisation de gaz chloré au cours d'une récente attaque dans le district de Douma, le dernier bastion tenu par les rebelles dans la Ghouta orientale, près de Damas. Selon la présidence française, les deux dirigeants se sont entendus pour "coordonner leurs actions et leurs initiatives au sein du Conseil de sécurité des Nations unies", qui doit se réunir lundi après-midi à New York.

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