Une première pour l'armée — Tunisie

Xavier Trudeau
Avril 30, 2018

La révolution de 2011 en Tunisie a fait naître des syndicats qui n'ont pas cessé de réclamer le droit de vote chez les policiers et les militaires.

L'Istance indépendante pour les élections a annoncé sur twitter un taux de participation particulièrement bas, de 12% des inscrits, après une journée de vote marquée par des appels au boycott.

Sous le règne de l'ancien président Ben Ali, les autorités interdisaient aux policiers et militaires de voter estimant qu'ils devaient maintenir un devoir de réserve strict et rester complètement à l'écart de la vie politique. Les militaires et policiers sont autorisés à voter aux premières élections municipales depuis la révolution de 2011, un scrutin qui se déroule ce dimanche.

Le président de l'association "Afek pour les agents de sécurité de l'Intérieur et de la douane", Seifallah Hichri, s'est réjoui de cet acquis historique pour leur pays. Les policiers et militaires ne pouvaient en aucun cas "participer aux campagnes électorales, assister aux meetings publics ou participer au dépouillement". L'Isi a également omis d'afficher le registre de ces électeurs pour des mesures de sécurité.

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