A Vesoul, PSA veut s'attaquer aux 35 heures

Xavier Trudeau
Mai 16, 2018

Un projet à d'ores et déjà été présenté au comité social et économique comme l'impose la nouvelle loi travail. Dans le même temps, elle entend diminuer les effectifs du site.

PSA s'empare de la possibilité de faire entorse aux 35 heures autorisée au niveau local par la loi Travail. Il ne faut pas rêver, le groupe PSA n'est pas le Père Noël!

Le direction de l'usine explique cette décision par le fait qu'elle doit rendre le site de Vesoul encore plus compétitif afin d'en assurer la pérennisation sur le long terme et de rester dans la course face à la concurrence. Rappelons que l'usine de Vesoul n'est pas vraiment comme la majeure partie des usines du groupe puisqu'il s'agit d'une plateforme dédiée au stockage et à la logistique de pièces détachées.

La direction indique se préoccuper avant tout de "l'avenir du site" dans un "environnement particulièrement concurrentiel" où une transformation de l'usine apparaît nécessaire "pour poursuivre le développement de son activité". "On espère conclure un accord dans les semaines qui viennent", a-t-il ajouté en précisant qu'" au total 3.000 personnes " travaillent sur ce site en tant que " CDI, CDD, intérimaires, y compris la sous-traitance ". Le syndicat estime que " cette première attaque sur le site de Vesoul annonce une série d'attaques sur l'ensemble des usines du groupe ". Ce choix valide donc l'idée d'une discrète suppression de 450 emplois sur trois ans.

Toutefois, dans un esprit d'apaisement les représentants de FO ont fait savoir que ces 450 départs de salariés en CDI devraient être volontaires et non autoritaires comme semble le craindre la CGT.

Un dossier économico-social à suivre dans les prochaines semaines.

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