Alerte aux désodorisants aux huiles essentielles néfastes pour la santé

Xavier Trudeau
Mai 27, 2018

Très en vogue, les désodorisants aux huiles essentielles "assainissants", "purifiants" ou "rafraîchissants" ont, à tort, une bonne réputation, selon le magazine 60 Millions de consommateurs.

Le magazine appelle donc les autorités à imposer un double étiquetage obligatoire pour signaler la présence des substances potentiellement allergisantes (comme dans les cosmétiques) et pour aider à repérer les produits qui émettent le moins de COV.

En avril, la revue 60 millions de consommateurs s'était attaquée dans un hors-série à l'industrie agroalimentaire en dénonçant "les aliments qui empoisonnent", et en apprenant au consommateur à débusquer, marque par marque, sucres, sels, graisses, additifs, nitrites et pesticides cachés.

Douze aérosols et sprays ainsi que cinq diffuseurs passifs (bâtons imbibés, galets.) "représentatifs du marché" ont été testés par le magazine. "Mais " naturel " rime parfois avec " risques potentiels ".

Dans l'argumentaire marketing, les désodorisants aux huiles essentielles, plus encore que les désodorisants classiques, sont présentés comme des produits sains. Et, le résultat "n'est pas folichon": la plupart des produits polluent et exposent les voies respiratoires et la peau à des molécules allergisantes, irritantes comme des "cov" (composés organiques volatils), assène 60 millions. Elles renferment une très forte concentration en principes actifs aromatiques à l'origine de leur puissance mais aussi de leur dangerosité et de leur toxicité.

Au total, ce dernier a recensé jusqu'à 23 ingrédients potentiellement nocifs dans deux des produits testés: Baccide, un spray assainissant aux huiles essentielles, et Puressentiel, un spray aux 41 huiles essentielles.

Le limonène, le géraniol et le linalol sont les trois substances parfumantes allergisantes les plus fréquemment retrouvées dans l'échantillon.

Qu'ils soient sous forme de bougies, de diffuseurs ou encore d'encens, les parfums d'ambiance exposent la peau et les voies respiratoires à des substances indésirables. Eczéma, urticaire et même réaction asthmatique, les huiles essentielles ne sont pas à manipuler à la légère, même si elles sont bios et 100 % naturelles.

Problème: la présence de molécules allergisantes ou irritantes n'est pas systématiquement affichée sur le packaging des diffuseurs d'huiles essentielles: " Aucune information sur les étiquettes ne permet de distinguer les produits les plus vertueux. Pire, les " mentions utilisées véhiculent une image de naturel, qui peut être perçue par le grand public comme un gage d'innocuité ".

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