Attaques meutrières contre des églises à Surabaya — Indonésie

Claudine Rigal
Mai 13, 2018

Trente-huit autres sont blessées.

La police indonésienne devant le lieu de l'attaque contre l'église Santa Maria de Surabaya, le 13 mai 2018.

Les trois attaques ont été perpétrées à dix minutes d'intervalle l'une après l'autre, la première explosion s'étant produite à 07h30 (02h30 en Suisse), a précisé la police de Surabaya, deuxième ville d'Indonésie, dans l'est de l'île de Java. "Nous avons la confirmation qu'une personne est morte sur place, une à l'hôpital", a dit le porte-parole de la police, ajoutant que deux policiers et des civils ont été blessés".

Selon les médias, dans l'une des églises, une femme accompagnée d'un enfant et d'un adolescent qui venait d'entrer, était interrogée par la sécurité lorsque la bombe a explosé.

Ces attaques interviennent à quelques jours du début du ramadan dans le monde musulman.

Ces violents affrontements avaient fait six morts parmi les officiers et trois parmi les détenus. " Il y a eu des attaques contre trois églises ", a déclaré un porte-parole de la police, Frans Barung Mangera.

L'intolérance religieuse a augmenté ces dernières années en Indonésie, pays où près de 90 % de la population est de confession musulmane, mais qui compte aussi des minorités comme les chrétiens, hindous et bouddhistes.

"Les autorités n'ont pour le moment communiqué des précisions que sur l'une des attaques, celle contre l'église catholique Santa Maria, et les attaques n'ont pas été revendiquées jusqu'ici". Les quatre assaillants avaient été tués dans ces attaques revendiquées par l'EI, les premières de cette ampleur en Indonésie depuis 2009.

D'autres attaques visant des églises se sont produites ces dernières années à travers l'archipel d'Asie du Sud-Est.

Un extrémiste islamiste avait été condamné en septembre dernier à la réclusion criminelle à perpétuité en Indonésie pour une attaque meurtrière au cocktail Molotov perpétrée en 2016 contre une église avec des complices d'un groupe soutenant l'organisation jihadiste État islamique (EI).

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter. Les autorités avaient ensuite lancé une offensive majeure contre les extrémistes islamistes et affaibli ainsi les réseaux les plus dangereux, selon des experts.

Le JAD, répertorié par le département américain d'Etat sur sa liste noire des organisations terroristes, aurait attiré des centaines de sympathisants de l'EI en Indonésie.

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