Des bonbons pas si bons — Dioxyde de titane

Evrard Martin
Mai 18, 2018

Sur les étiquettes, il correspond à l'additif E171. Les nanoparticules de dioxyde de titane, inscrites sous le nom de E171, pourraient enfin disparaître de notre quotidien. Il va d'ailleurs demander la suspension "avant la fin de l'année" de l'utilisation du dioxyde de titane sous forme de nanoparticules dans les produits alimentaires, a annoncé vendredi la secrétaire d'Etat Brune Poirson au Parisien.

On en retrouve des traces dans les cosmétiques, crèmes solaires, peintures et matériaux de construction (des produits qui ne sont pas censés être ingérés) mais aussi dans certains biscuits, produits chocolatés, pâtisseries glacées surgelées et d'autres aliments préparés.

La secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, en déplacement dans le Nord, doit annoncer officiellement cette décision dans l'après-midi du 18 mai, lors d'une visite à l'usine de confiserie Verquin à Tourcoing.

Une récente étude de l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) effectuée sur des rats et publiée dans la revue Scientific Reports le 20 janvier 2018 montre clairement un effet nocif sur le système immunitaire et le potentiel cancérogène du dioxyde de titane (TiO2 ou E171). L'ONG Agir pour l'Environnement, qui a salué l'annonce du gouvernement, a d'ores et déjà réclamé que cette mesure soit étendue aux cosmétiques et aux médicaments. Ils devront tous se mettre aux normes bientôt puisque le gouvernement a indiqué que cette substance cancérigène serait bientôt interdite.

Le dioxyde de titane est aussi utilisé dans les médicaments, où il a "pour seule utilité de colorer ou d'opacifier le pelliculage des comprimés et gélules", souligne Agir pour l'environnement.

Selon l'association, 4.000 médicaments contiendraient du dioxyde de titane (Doliprane, Dafalgan, Spasfon...).

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