Disparition du vol MH370 : bientôt la fin du mystère ?

Claudine Rigal
Mai 15, 2018

C'est l'un des grands mystères de l'histoire de l'aviation civile. Selon les conclusions d'une étude menée par un groupe d'experts, la disparition du vol MH370, en mars 2014, serait liée à une manoeuvre volontaire de la part du pilote, qui aurait provoqué le crash de l'appareil dans le sud de l'Océan Indien, rapporte Ouest-France, citant des médias australiens. Pour Larry Vance, un enquêteur aéronautique canadien, le commandant de bord a probablement mis son masque à oxygène avant de provoquer une dépressurisation dans l'avion afin d'empêcher toute réaction des passagers et de l'équipage. Accident, attentat, suicide du pilote?

Le suicide présumé de Zaharie Amad Shah pourrait expliquer un mystère sur la dernière trajectoire de vol de l'avion: un virage inattendu à gauche. Depuis, seuls des débris ont été retrouvés à proximité de l'île de la Réunion. Mais l'épave et les boîtes noires n'ont jamais été retrouvées. Zaharie Amad Shah "tentait de se suicider et aurait volontairement crashé le fameux vol 370". "Il aurait également pris soin de voler à la frontière entre la Thaïlande et la Malaisie, entrant et sortant régulièrement de l'espace aérien de ces deux pays pour échapper aux radars militaires", détaille Simon Hardy, pilote et instructeur sur Boeing 777, dans l'émission de télé australienne "60 minutes". "Si vous me demandiez de faire disparaître un Boeing 777 durant une telle opération, je ferais exactement la même chose", assure Hardy. Une manœuvre qui aurait été menée de manière a dérouté les appareils capables de localiser l'avion. "Il a volé de manière très précise. Cela a fonctionné puisque l'armée n'a pas réussi à intercepter l'avion". "Mais en principe, il devrait rester encore quatre morceaux de l'avion dans l'eau". Un scénario qui rappelle le crash du vol 9525 de la Germanwings, le 24 mars 2015, dans les Alpes françaises. En 2016, Malcolm Turnbull, Premier ministre australien, avait déclaré qu'il était "fort probable" que le pilote ait prémédité son geste. Sauf que le pilote malaisien aurait, contrairement à Andreas Lubitz, tout fait pour que les radars perdent sa trace.

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