Enquête ouverte après la mort d'un patient — Samu

Claudine Rigal
Mai 16, 2018

"Ils ont appelé le SAMU mais il était trop tard", raconte-t-elle au micro de France Info.

Avec sa fille, elles ont décidé de porte plainte pour " non-assistance en danger " ce qui a conduit le procureur de la République de Cahors à ouvrir une enquête révèle France 3 Occitanie.

Alors que l'affaire Naomi Musenga, cette jeune femme qui est décédée à Strasbourg après que le Samu n'ait pas pris au sérieux son appel d'urgence, est sous le feu des projecteurs, une enquête a été ouverte par le parquet de Cahors (Lot), après le décès d'un homme de 70 ans à son domicile, à Concots. Sa femme appelle le 15 vers 19h30 pour faire part de son inquiétude de voir son taux d'oxygène dans le sang "très bas". Son mari est "dans un état critique", dit-elle. Le Dr Debreux a précisé que "la permanencière a orienté l'appel sur le régulateur de la médecine libérale" qui a pu "interroger le patient et lui donner des conseils". Deux infirmiers d'une ambulance privée ont été envoyés, mais Jacques Orget n'était pas transportable. Mais l'équipe du Samu n'a pu ranimer l'homme. Malgré les tentatives de réanimation, Jacques s'éteint peu après minuit.

Un mois après le décès de son mari, Annie décide de témoigner et de porter plainte pour " non-assistance à personne en danger ". Sa fille partage son incompréhension et indignation: "Je trouve inadmissible qu'un monsieur de 70 ans, qui va mal et qui ne bouge plus de son lit, soit traité comme ça", a-t-elle déclaré. "Mais ne voyant pas l'appel arriver, et voyant l'état critique de mon père, c'est ma mère qui a dû rappeler". Et ma mère se sent responsable. "Elle a fait confiance, elle a appelé quand il fallait, pour une vraie urgence et elle se sent coupable aujourd'hui de ne peut-être pas avoir fait tout ce qu'il fallait pour aider son mari".

" Dans ces deux dossiers on peut parler de dysfonctionnements", a souligné l'avocat cadurcien qui n'a pas souhaité " en dire plus sur des affaires à l'instruction ". "On n'est pas des gens qui font déplacer les gens pour rien", insiste-t-elle, "c'est la première fois que je me retrouvais face un tel problème". J'ai fait comme il fallait, j'ai appelé le 15, j'ai été une bonne élève. De son côté Annie, regrette "de ne pas avoir été plus insistante au téléphone". Une plainte a été déposée pour non-assistance à personne en danger.

Une enquête ouverte à Cahors après la mort d'un septuagénaire. Quant au SAMU du Lot, le directeur évoque une "confusion totale dans cette affaire". Selon ce dernier, ce n'est pas le SAMU qui aurait traité les appels, mais le centre de régulation des médecins libéraux du département. Il dit lui avoir envoyé un courrier à ce sujet, qu'Annie Orget dit ne pas avoir reçu.

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