Estelle Mouzin : la cour d'appel de Paris refuse de dessaisir la PJ de Versailles

Claudine Rigal
Mai 15, 2018

Il demandait que la police judiciaire de Versailles ne soit plus saisie de l'enquête concernant la disparition de sa fille en janvier 2003, à Guermantes (Seine-et-Marne), afin qu'elle soit confiée aux gendarmes de la section de recherches de Dijon (Côte-d'Or).

La cour d'appel de Paris vient de débouter le père d'Estelle Mouzin.

Dans son arrêt rendu mardi, la cour "annule cette ordonnance sans pour autant faire droit à la demande de dessaisissement des parties civiles", la jugeant irrecevable "pour des raisons de pur droit", a indiqué le parquet général dans un communiqué. Eric Mouzin, lui, dénonce " un déni de justice ". "Notre opinion est que ce sujet n'est pas tranché en droit", a réagi Didier Seban.

Les magistrats ont rappelé ce matin qu'il n'appartenait pas aux parties civiles de désigner elles-mêmes un service d'enquête plutôt qu'un autre. Les fouilles pour retrouver le corps de la première, réalisées sur les indications d'un témoin, n'ont pour l'instant rien donné. Ils reprochent aux policiers du SRPJ de Versailles d'avoir négligé la piste Michel Fourniret, qui a reconnu en mars dernier être l'auteur de deux meurtres supplémentaires. A 75 ans, "l'ogre des Ardennes" a avoué, sans donner de détails, avoir tué Marie-Angèle Domece, 19 ans, et Joanna Parrish, 20 ans, dans les années 1990, dans l'Yonne.

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