La direction annonce "un sursaut de mobilisation" pour lundi — SNCF

Xavier Trudeau
Mai 14, 2018

La direction de la SNCF a annoncé ce dimanche 13 mai que le trafic serait "très perturbé", lundi, à l'occasion de la 18e journée de grève contre le projet de réforme de la SNCF depuis début avril. Elle a annoncé un "trafic très perturbé" sur toutes les lignes. À l'international, deux trains sur cinq seront assurés en moyenne, sauf pour les Eurostar et Thalys (trafic quasi normal). Pour peser sur un gouvernement inflexible, les cheminots sont appelés par les syndicats à un lundi "sans train et sans cheminot" et à voter pour ou contre la réforme ferroviaire.

La direction dit avoir "connaissance de menaces d'exactions et blocages de gares". "Si de telles exactions devaient avoir lieu, la SNCF fera preuve d'une grande fermeté", poursuit le communiqué. Les voyageurs peuvent tabler en moyenne sur un TGV, TER ou Transilien sur trois et un Intercités sur cinq, avec des situations contrastées selon les régions.

Ce lundi 14 mai sera également marqué par le début de la consultation des 147.000 salariés sur le pacte ferroviaire proposé par le gouvernement. La neuvième séquence de grève, débutée samedi soir, doit s'achever mardi à 07H55. Cette consultation s'adressant à chaque agent en activité durera jusqu'au 21 mai à 10 heures.

A partir de lundi, et pour une semaine, les salariés de l'entreprise publique sont par ailleurs invités par les syndicats (CGT, Unsa, CFDT, Sud-Rail) à se prononcer par référendum pour ou contre la réforme ferroviaire. Des urnes seront installées dans les assemblées générales, mais certaines seront itinérantes lors de "tournées syndicales, dans les ateliers, les postes d'aiguillage, les bureaux", a précisé Bruno Poncet (SUD-Rail). Elles seront détruites après le comptage des voix pour que la direction ne puisse pas savoir qui a participé. Mais ils y voient une nouvelle "modalité d'action" pour "entrer en contact avec les cheminots", avait expliqué Sébastien Mariani, de la CFDT-Cheminots (4ème). Evoquant "un mensonge d'Etat", le syndicat a demandé le départ de M. Pepy.

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