La famille de Naomi Musenga a déposé plainte — Scandale au SAMU

Evrard Martin
Mai 13, 2018

Ensuite, elle a travaillé deux jours consécutifs, et elle était sur la fin de son cycle de trois jours le 29 décembre [soit, le jour de la mort de Naomi Musenga].

Des agents du SAMU du Bas-Rhin ont porté plainte pour menaces, a-t-on appris samedi 12 mai de sources concordantes.

La direction des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS), qui a communiqué cette information, ne souhaite pas donner plus de détails sur le nombre de plaintes et les motifs, invoquant des impératifs de confidentialité. Après avoir été raillée par une opératrice téléphonique du Samu, la jeune femme de 22 ans est décédée en décembre dernier. Celui-ci reçu de nombreuses menaces de mort et appels menaçants.

Suspendue de ses fonctions à la suite des révélations entourant la mort de Naomi Musenga, l'opératrice du Samu qui avait pris l'appel de la jeune femme songe "à changer de métier", selon son avocat Me Olivier Grimaldi. Après plusieurs jours et des appels au calme de la famille de Naomi, "le nombre d'appels agressifs est en régression", a fait savoir l'hôpital ce samedi. Néanmoins des mesures de sécurité particulières sont maintenues.

"On appelle vraiment à la non-violence", a déclaré sur BFMTV Gloire Musenga, l'un des frères de Naomi. Ils ont également assuré ne pas en vouloir aux opératrices du Samu concernées.

De son côté, la famille de Naomi Musenga a déposé vendredi une plainte pour "non-assistance à personne en danger" et "mise en danger de la vie d'autrui" contre les HUS et contre X. Une enquête administrative a d'ores et déjà été ouverte par l'établissement. Un rassemblement à Paris, place de l'Opéra, est aussi prévu à la même heure.

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