La protéine de l'espoir — Dépression

Evrard Martin
Mai 9, 2018

Environ 30 % des patients dépressifs résistent à tout traitement.

Des chercheurs ont identifié une protéine-clé dans la modification du comportement.

Il s'agit de la protéine ELK-1, qui a un rôle important dans la transmission des émotions. Chez eux, les antidépresseurs classiques n'ont pas d'efficacité. Des tests pratiqués sur les animaux ont également montré que le fait bloquer la sécrétion de cette substance agit comme un antidépresseur. Elle provient des résultats d'une collaboration entre plusieurs équipes* du réseau de la Fondation FondaMental, publiés ce lundi 7 mai dans la revue scientifique Nature Medicine.

"Les antidépresseurs actuels s'attaquent à des symptômes spécifiques de la maladie, mais il y a une marge d'amélioration considérable", ont écrit les chercheurs.

"Notre travail souligne l'importance de la sélectivité de la cible pour une approche réussie des antidépresseurs à base de transduction de signal", et met en évidence le rôle d'ELK-1 qui pourrait donc être un indicateur pour que les médecins sachent si leur patient risque de développer une résistance aux médicaments et ainsi adapter le traitement.

L'étude de cerveaux analysés au Canada a renforcé ces données.

La souris a, dans une dernière phase, été utile pour tester un potentiel traitement, qui contre l'action de cette protéine.

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