Lars Von Trier ouvre la deuxième semaine de Cannes

Pierre Vaugeois
Mai 15, 2018

Le cinéma de Lars von Trier peut être qualifié de radical, et le danois ne s'en est jamais défendu. 7 ans d'exil pour l'un des cinéastes les plus controversés de notre époque.

Sept ans après avoir provoqué l'un des plus gros scandales du Festival de Cannes, Lars von Trier a fait son retour lundi soir sur la Croisette avec " The House that Jack Built ", un film ultra-violent aux scènes parfois insoutenables. Au départ fable grotesque pas si éloigné d'un C'EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS, les intentions de LVT (pour les intimes) se dispersent ensuite, faisant pencher le film pour une forme d'excuse de ses élucubrations précédentes, ou à l'inverse d'une confirmation d'une idée en forme de ligne rouge de toute sa filmographie: la violence est une forme d'art.

"Pierre Lescure, président du Festival, et son conseil d'administration ont décidé d'accueillir le retour du réalisateur danois Lars von Trier en Sélection officielle", avait annoncé le Festival le mois dernier. THE HOUSE THAT JACK BUILT est tout autant les errances d'un serial killer et son regard sur la société, qu'un portrait aux accents sarcastiques du cinéaste, cherchant une provocation un peu vaine.

Mais au fur et à mesure que le film avance et que sont décrits ses crimes, l'horreur s'installe.

Ironie dans un festival mettant les femmes à l'honneur, celles-ci sont particulièrement brutalisées dans le film.

Sans commenter son invitation à Cannes, le réalisateur danois, âgé aujourd'hui de 62 ans, a dit regretter ses déclarations de 2011. "Je n'ai jamais été et ne serai jamais nazi", a-t-il affirmé récemment en recevant le plus prestigieux prix danois récompensant une personnalité de la culture.

Il a récemment également été visé par des accusations de harcèlement sexuel proférées par la chanteuse islandaise Björk, le premier rôle de "Dancer in the Dark". Ce n'était pas le cas.

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