Le standard du SAMU face à des appels menaçants — Affaire Naomi

Evrard Martin
Mai 13, 2018

La révélation des circonstances ayant précédé la mort de Naomi Musenga, 22 ans, le 29 décembre 2017, à savoir un refus inadapté et irrespectueux d'une opératrice du SAMU de Strasbourg de prendre en charge le cas de la jeune femme, continue à avoir des répercussions, notamment auprès des personnels. Certains ont même été menacés.

"Des agents du Samu [services de secours français, ndlr] ont porté plainte", a indiqué la direction des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS, dans l'est), qui ne souhaite pas donner plus de détails sur le nombre de plaintes et les motifs.

"Un agent, qui s'est fait agressé verbalement, a déposé plainte", a confirmé une source syndicale.

Lire aussi: Mort de Naomi Musenga: que sait-on de l'opératrice du Samu qui a été suspendue? Trois personnes du Samu 67 "ont eu des appels téléphoniques menaçants sur leurs téléphones privés" et trois auxiliaires de régulation médicale "sont la cible de dénonciations calomnieuses et de menaces de mort sur les réseaux sociaux" où leurs noms et leurs photos ont été diffusées par un anonyme, ont détaillé les DNA. 4 agents du Samu ont été directement menacés ce vendredi 11 mai et l'une d'entre elle n'a pas pu regagner son domicile qui était encerclé par plusieurs personnes. "Le nombre d'appels agressifs est en régression", a indiqué samedi l'hôpital. Néanmoins des mesures de sécurité particulières sont maintenues.

De nombreux appels menaçants depuis mardi.

"On appelle vraiment à la non-violence", a déclaré sur BFMTV Gloire Musenga, l'un des frères de Naomi.

"On ne peut pas leur en vouloir (aux opératrices du Samu et des pompiers, ndlr)". Si elles ne l'ont pas aidée, c'est dû à des problèmes qui ont eu lieu dans leur structure. "(.) Elles n'avaient rien contre (Naomi) personnellement", a également dit Martial Musenga, un autre frère.

Une marche blanche sera organisée en mémoire de Naomi Musenga mercredi à 17H30 (15h30 GMT) à Strasbourg.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL