Les salariés retiennent leur souffle — Doux

Pierre Vaugeois
Mai 18, 2018

Les salariés du groupe Doux retiennent leur souffre alors que la décision du tribunal de commerce de Rennes concernant sa reprise doit être rendue ce vendredi 18 mai à 16h30. La proposition formulée par le Sarthois LDC (Loué) avec Terrena, actuel actionnaire de Doux, le groupe saoudien Al-Munajem, premier client de Doux, et la société Les Volailles de Plouray, a la faveur des pronostics. Cette dernière offre a incontestablement la préférence des salariés, puisqu'elle promet de conserver 920 emplois sur 1187 et propose 418 offres de reclassement.

L'offre de MHPMHP entend garder environ 285 postes auxquels s'ajouteraient "environ 430 postes" au démarrage d'une nouvelle unité de production "d'ici deux ans". Le volailler breton, qui produit quatre poulets par seconde et 22.000 oeufs par heure, n'a quasiment jamais gagné d'argent depuis sa création en 1955, si on exclut les subventions européennes à l'exportation qu'il touchait jusqu'en 2013, a décrit l'administrateur judiciaire en début d'audience, selon des participants.

Racheté en 2016 par le groupe coopératif Terrena, Doux était en quête de repreneur depuis l'an dernier.

Le siège social du groupe volailler Doux, à Châteaulin dans le Finistère. Les deux candidats à la reprise veulent construire une nouvelle usine pour s'attaquer au marché français et européen du frais. Les offres de reprise ont été présentées aux juges consulaires pendant une audience de plus de quatre heures, à laquelle quelque 600 personnes étaient convoquées (repreneurs, représentants du personnel, éleveurs de volailles, etc.).

D'autres offres ont été formulées pour certains sites spécialisés, notamment en Vendée, où l'industriel britannique Chesterfield Poultry souhaiterait s'implanter.

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