Neurologues et gériatres protestent — Médicaments anti-Alzheimer

Evrard Martin
Mai 30, 2018

"Selon plusieurs méta-analyses, les médicaments symptomatiques qui pourraient ne plus être remboursés demain ont prouvé leur efficacité sur la cognition dans la maladie d'Alzheimer, la maladie à corps de Lewy et la démence de la maladie de Parkinson", déclarent-elles dans un communiqué.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé le déremboursement de ces traitements " dans les jours qui viennent", ce à quoi s'opposent ces cinq sociétés savantes et organisations professionnelles médicales (la Fédération des centres mémoire, la Fédération française de neurologie, la Société française de neurologie, la Société française de gériatrie et de gérontologie et la Société francophone de psychogériatrie et de psychiatrie de la personne âgée).

"Cette mesure n'est pas liée au prix de ces médicaments, ce n'est pas du tout une mesure budgétaire. Ils ont été jugés comme néfastes, nocifs et dangereux par la Haute autorité de Santé à deux reprises", a-t-elle expliqué mardi sur Cnews.

En effet, dans son "Parcours de soins et d'accompagnement" publié le 25 mai, et dans lequel figurent des recommandations sur la prise en charge des malades de type Alzheimer, la Haute Autorité de santé (HAS) n'a pas mentionné les quatre médicaments anti-Alzheimer.

Actuellement, ils sont remboursés à hauteur de 15% par l'Assurance maladie. Mais plus pour très longtemps. À l'époque, l'ancienne ministre de la Santé, Marisol Touraine, n'avait pas souhaité décider d'un déremboursement. "Si derrière le terme efficace, on entend guérir la maladie, bien entendu, ils ne le sont pas et ne l'ont jamais été".

Ces médicaments, évalués en 2011, "avaient eu un sursis (.) pour prouver qu'ils étaient efficaces".

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