Pétrole: Ryad et Moscou envisagent une hausse de production au 3e trimestre

Xavier Trudeau
Mai 27, 2018

En fin de matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 78,88 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 69 cents par rapport à la clôture de mardi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance a lâché 2,83 dollars à 67,88 dollars.

Les cours du brut ont reculé jeudi alors que se raffermit l'hypothèse d'un assouplissement de l'accord forçant les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires à limiter leur production.

Dans sa déclaration, le ministre saoudien a jugé que les pays producteurs " auront bientôt la possibilité de libérer l'offre ". "Cela interviendra probablement au second semestre de cette année", a-t-il précisé.

"Si nous arrivons à l'idée commune qu'il est indispensable d'assouplir le niveau (de production, ndlr), cela doit se faire à partir du troisième trimestre", a estimé de son côté le ministre russe Alexandre Novak. "Mais c'est la première fois que l'Arabie saoudite s'exprime aussi clairement sur une hausse de la production", a commenté James Williams de WTRG. Elle pourrait notamment permettre de compenser la baisse des exportations iraniennes et vénézuéliennes, deux producteurs de l'Opep qui font actuellement face à de nouvelles sanctions américaines. Maintenant que le prix du Brent est passé au-dessus de 80 dollars et celui du WTI au-dessus de 70 dollars, et que l'offre en provenance de l'Iran et du Venezuela pourrait nettement baisser, les deux poids lourds de l'accord, la Russie et l'Arabie saoudite, pourraient décider de relancer leurs extractions à l'occasion de la prochaine réunion de l'Opep et de ses partenaires fin juin à Vienne.

Mais avec mesure. Comme l'indique Saxo Banque, 'le marché énergétique restera à l'affût d'éventuels commentaires suite à la rencontre entre le ministre de l'Energie russe et son homologue saoudien concernant la sortie des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien.

"Une décision de l'Arabie saoudite et de la Russie de mettre plus de pétrole sur le marché serait très négative pour les prix".

Par ailleurs, la chute des prix de pétrole a été accélérée aussi par la publication vendredi par l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA), faisant état d'une hausse du nombre hebdomadaire de puits de pétrole actifs aux États-Unis.

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