Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré présenté demain à Cannes

Pierre Vaugeois
Mai 11, 2018

C'est le premier film français en compétition au Festival de Cannes: Plaire, aimer et courir vite, de Christophe Honoré, film franceinfo, sort en salles jeudi 10 mai, le jour de sa présentation sur la Croisette.

Il se définit comme un "cinéaste sentimental".

"Il y avait un peu l'idée, dans une même journée, de faire l'aube et le crépuscule, qu'une même histoire soit vécue d'une manière complètement différente par deux héros", ajoute-t-il. Un jour, à Rennes, il rencontre Arthur (Vincent Lacoste), un étudiant avec qui il entame une liaison. Le long-métrage de Christophe Honoré est avant tout une belle histoire d'amour, dans les années 1990. Ils vont s'aimer le temps d'un été alors que Jacques, malade du sida, sait qu'il n'a plus beaucoup de temps devant lui.

Le réalisateur, qui signe là son film sans doute le plus personnel, ne cache pas qu'il y a beaucoup de lui dans le personnage du jeune étudiant rennais qui cherche sa voie, professionnelle comme sexuelle, et décide de partir à Paris faire du cinéma. J'avais fait deux films en fait autour des fables, +Les Malheurs de Sophie+ et +Métamorphoses+, et donc j'avais envie de revenir à un récit plus personnel.

Les Beaux Gosses " en 2009, l'acteur a tourné dans une vingtaine de films.

Son courage, son audace, ce n'est pas d'avoir réaliser un pensum politique et frontal, comme celui de Robin Campillo, 120 battements par minutes, oeuvre complémentaire, mais à laquelle Séduire, aimer, et courir vite s'offre comme une alternative, plus littéraire, plus intime, et peut-être même plus personnelle de la part d'Honoré qui se soustrait du collectif, et évite même, malgré le grand nombre de personnages, les lacs des insipides films chorals.

Un film écrit pour la première fois à la première personne pour faire revivre une époque, celle de sa jeunesse et rendre hommage à toute une génération d'artistes fauchés par la maladie dans leur jeunesse comme Hervé Guibert ou Bernard-Marie Koltès.

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