Référendum sur l'avortement : 68% des Irlandais favorable à l'autorisation de l'IVG

Claudine Rigal
Mai 26, 2018

Le résultat ne sera pas connu avant samedi dans l'après-midi.

Photo EPA-EFE/AIDAN CRAWLEY Les résultats ne sont pas encore officiels mais les Irlandais semblent avoir largement voté pour la légalisation de l'avortement. Près de 3,5 millions d'Irlandais sont appelés à se prononcer pour ou contre la libéralisation de l'avortement.

Le sondage de l'institut Ipsos/MRBI a été réalisé auprès de 4 000 électeurs. Selon un sondage réalisé à la sortie des urnes, le oui l'emporte à 68%, contre 32% pour le non.

Les personnes âgées de plus de 65 ans ont elles voté majoritairement contre le changement de législation tandis que les 18-24 ans ont voté à 84% pour. Les premiers ont tablé sur un sursaut de l'Irlande rurale, tandis que les seconds ont fortement encouragé les jeunes à s'inscrire et à voter.

"S'exprimant la veille du vote sur la radio Newstalk, le premier ministre Leo Varadkar l'a qualifié d'" occasion d'une seule génération", rappelant qu'en cas de victoire du " Non ", il n'y aurait pas de deuxième référendum.

Aujourd'hui, la législation irlandaise reste parmi les plus restrictives d'Europe, avec l'Irlande du Nord et Malte notamment.

Le chef du gouvernement irlandais a affirmé que depuis l'introduction en 1983 du 8e amendement dans la constitution, qui interdit l'avortement, " 170.000 femmes sont allées à l'étranger pour avorter ". Si depuis 2013, il est possible pour une femme d'avorter si sa vie est menacée, le viol, l'inceste ou la malformation du fœtus ne sont pas des raisons légales d'avorter.

La consultation intervient à trois mois d'une visite du pape François en Irlande et trois ans après la légalisation, par référendum également, du mariage homosexuel, qui avait provoqué un séisme culturel dans la petite République. Deux changements majeurs qui illustrent le déclin de l'Église en Irlande, marquée par de nombreux scandales, dont les affaires de pédophilie impliquant des prêtres.

" À l'époque, le débat était dominé par des voix plus âgées, masculines, et l'Église se trouvait manifestement dans une position beaucoup plus puissante qu'aujourd'hui, a-t-il dit".

"On se bat pour ça depuis des années, essayant désespérément d'obtenir des gouvernements successifs de faire quelques chose".

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