SNCF: pour Pepy, le référendum des cheminots n'aura "aucune" légitimité

Xavier Trudeau
Mai 11, 2018

"C'est évidemment une opération de reconquête", a-t-il insisté.

Guillaume Pepy, dans une interview au Parisien, veut reconquérir les Français qui souffrent toujours des grèves perlées. Premier axe de la stratégie de séduction: des billets de TGV à moins de 40 €.

En parallèle, le patron de la SNCF a promis que les "cartes de réduction seront vendues au même prix, 29 euros, du 23 mai au 15 juin, au lieu de 50 euros pour la carte Jeune, 60 euros pour la carte Senior+ et 75 euros pour les cartes Enfant+ et Week-End". Elle va passer par la vente de 3 millions de billets de TGV à moins de 40 €, qui seront commercialisés du 15 mai au 31 août, sur toutes les destinations et tous les jours. Pour l'Ile-de-France, il faut attendre le 17 mai et une réunion avec Valérie Pécresse, la présidente de la région, pour connaitre le niveau du remboursement qui "ne pourrait pas être inférieur à 50 % du prix des abonnements, même s'il y a eu plus de trains en Ile-de-France qu'en régions les jours de grève", explique Guillaume Pepy. L'entreprise va également mettre en place un dispositif spécial, SNCF Exams, pour faire en sorte que les trains soient assurés avant l'heure des examens, le tout en lien avec l'Éducation nationale.

Le patron de la SNCF Guillaume Pepy a estimé, ce jeudi, que le référendum interne que veulent organiser les syndicats de cheminots contre la réforme ferroviaire n'aura "aucune" légitimité, le Parlement ayant seul le pouvoir de décider. "C'est aussi brutal que ça ".

"La réforme ferroviaire est un sujet qui ne concerne pas que l'entreprise mais tous les Français et qui sera tranché par les élus nationaux dans quelques semaines".

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL