Syrie: l'OIAC confirme l'utilisation de chlore dans l'attaque chimique de février

Claudine Rigal
Mai 16, 2018

Le siège de l'OIAC (OPCW en anglais), à La Haye, aux Pays-Bas.

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé mercredi que du chlore avait vraisemblablement été utilisé lors d'une attaque qui avait intoxiqué onze civils dans une ville syrienne en février.

Les équipes ont trouvé deux cylindres "dont on a pu établir qu'ils avaient contenu du chlore ".

Plusieurs échantillons prélevés dans l'environnement par l'OIAC, ont montré une " présence inhabituelle de chlore " et de nombreuses personnes ont été hospitalisées, après avoir présenté des symptômes correspondant à une exposition à des armes chimiques.

Après des cas de suffocation les Occidentaux avaient accusé le régime syrien d'avoir mené une attaque chimique contre les rebelles en février dernier.

Une confirmation finalement pas si surprenante que ça puisque Mohammad Ghaleb Tannari, médecin dans une petite localité située non loin de Saraqeb a assuré que son hôpital a reçu pas moins de onze patients pour "des symptômes correspondant à une inhalation de gaz au chlore, y compris épuisement, difficultés à respirer et toux ".

Si l'utilisation de chlore ne fait plus de doute, l'OIAC n'a pas dit qui a utilisé ce produit chlore entre les forces de Bachar al-Assad ou des opposants au régime qui se déchirent en Syrie depuis sept ans.

Fin mai, les experts de l'OIAC publieront leurs conclusions sur l'attaque survenue le 7 avril dans la ville de Douma, dans la Ghouta orientale: 40 personnes seraient mortes après avoir été exposées au chlore ainsi qu'au gaz sarin. Ces actes sont contraires à l'interdiction absolue des armes chimiques.

L'équipe de l'OIAC a notamment exhumé des corps et rassemblé une centaine d'échantillons environnementaux, qui sont actuellement analysés dans différents laboratoires.

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