Under the Silver Lake : la Cité des anges désenchantée

Pierre Vaugeois
Mai 17, 2018

Au bout de quelques minutes, on voit le truc venir: dans Under the Silver Lake, hommage littéral au film neo-noir par David Robert Mitchell, jeune réalisateur en vogue depuis le succès critique et publique d'It Follows, va multiplier, pendant plus de 2h15, les références explicites et les clins d'oeil cinéphiles. Avec The Myth of the American Sleepover (2010), il récolte une nomination à la Semaine de la critique, un prix du jury de Deauville et celui du South by Southwest Film Festival.

Sam est un loser dans une ville où tout le monde veut réussir.

Under the Silver Lake est projeté mardi 15 mai 2018 au Festival de Cannes. Andrew Garfield y est Sam, cheveux ébouriffés comme s'il sortait en permanence du lit. Le trentenaire passe son temps sur son canapé, jusqu'à sa rencontre avec sa jolie voisine, incarnée par Riley Keough (également à l'affiche de "The House that Jack Built" de Lars von Trier).

C'est un film pour adultes qui refusent de grandir, d'enfants qui aiment se faire peur ou se rassurer avec des théories complotistes. C'est un film où Los Angeles est le personnage principal, omniprésent.

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