Vivendi défait par Elliott

Evrard Martin
Mai 4, 2018

Elliott a ainsi dit vouloir étudier avec le nouveau conseil les options possibles pour le réseau de l'opérateur mais aussi la restauration d'un dividende au moment opportun ou encore la conversion des actions d'épargne en actions ordinaires. Ce vendredi, le groupe de médias de Vincent Bolloré a perdu son bras de fer avec Elliott.

La liste présentée par Elliott a obtenu les deux-tiers des sièges au conseil de surveillance de Telecom Italia lors d'une assemblée générale, affaiblissant l'influence que détenait jusque là le français, premier actionnaire de l'opérateur historique. Nous avons cinq sièges (sur quinze) au conseil, nous sommes l'actionnaire principal. Nous continuerons à soutenir la stratégie [du directeur général] Amos Genish, qui a été votée à l'unanimité par le conseil, a déclaré le directeur de la communication de Vivendi, Simon Gillham. "Nous ferons très attention, nous serons très vigilants sur le fait qu'il n'y a pas d'autre stratégie, de démantèlement ou autre", a-t-il ajouté. " Interrogé sur une éventuelle baisse de sa participation, il a déclaré: " Nous sommes un actionnaire à long terme.

Les influentes sociétés de conseil Glass Lewis, ISS et Frontis avaient recommandé de voter pour Elliott, qui détient quelque 9% du capital.

Mais le gouvernement italien a régulièrement condamné l'attitude de Vivendi, et les tensions ont été à plusieurs reprises extrêmement vives entre Rome et le groupe français, même si ce dernier a cherché à apaiser la situation ces derniers mois.

"La victoire d'aujourd'hui en faveur d'une liste indépendante envoie un signal puissant à l'Italie et au-delà que les investisseurs engagés n'accepteront pas une gouvernance d'entreprise médiocre, ouvrant la voie à une maximisation de la création de valeur pour toutes les parties prenantes de TIM", souligne le fonds.

La plupart des petits actionnaires, Assogestioni, qui regroupe des fonds italiens, et le grand gestionnaire américain Blackrock ont également soutenu Elliott.

Cinq candidats du groupe de médias et de divertissement, dont l'actuel administrateur délégué de TIM Amos Genish et le président du directoire de Vivendi Arnaud de Puyfontaine, seront toutefois nommés au conseil.

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