4 cancers sur 10 pourraient être évités en France — Lyon

Evrard Martin
Juin 26, 2018

La cause principal est encore et toujours le tabac avec 29% des nouveaux cas puis vient l'alcool avec 8,5% des cas.

Selon un article du Centre international de recherche sur le cancer (Circ) publié ce lundi et à paraître ce 26 juin dans le dernier BEH de Santé publique France, 4 cancers sur 10 seraient évitables...

Sur les 346.000 cas de cancer diagnostiqués en 2015 chez les 30 ans et plus, " 142.000 (41 %) auraient pu être évités si l'ensemble de la population n'avait pas été exposée aux facteurs de risque étudiés, ou si son exposition avait été limitée", précise le CIRC. Les tumeurs ont tué 164.000 personnes en 2013, d'après le ministère de la Santé.

Santé publique France s'est alarmée d'une certaine méconnaissance des risques.

D'après les données, le nombre de cas de cancers attribuables aux facteurs de risque cités ci-dessus est plus élevé chez les hommes avec 84 000 cas contre 58 000 chez les femmes. Les cancers de différentes parties de l'appareil digestif, mais aussi du sein dus au tabagisme touchent surtout les classes populaires. Les auteurs de cette enquête estiment que la France pourrait beaucoup mieux faire dans la prévention de l'alcoolisme. Ils plaident pour une action sur les coûts telle que "l'augmentation des prix et des niveaux de taxation". Elle souligne la prépondérance du vin dans la consommation d'alcool du pays (59 % du volume), loin devant les alcools forts (21 %) et la bière (19 %). Faible consommation de fruits et de légumes L'alimentation déséquilibrée et l'obésité sont chacune responsables de 5,4 % des nouveaux cas de cancer (18 800 et 18 600 respectivement). Ce phénomène touche davantage les hommes.

Des femmes plus touchées. Côté surpoids et obésité, c'est l'inverse: les femmes sont plus concernées, ce facteur de risque étant important dans les cancers du sein et du corps utérin. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire publie ce lundi une vaste étude réévaluant la part des cancers dits "évitables", en d'autres termes, ceux liés au mode de vie ou à l'environnement.

En ce qui concerne les facteurs de risque environnementaux, 4% des nouveaux cas de cancers sont imputables aux agents infectieux (virus, bactéries, parasites), 3,6% aux expositions professionnelles, 1,2% au radon dans l'air intérieur, 0,4% à la pollution atmosphérique, et 0,1% à une exposition à des substances chimiques dans l'environnement général (arsenic dans l'eau de boisson et benzène dans l'air intérieur), note ainsi le CIRC. "Trop de personnes enquêtées se représentent que boire des sodas ou consommer des hamburgers serait aussi mauvais pour la santé que boire de l'alcool", a déploré l'agence sanitaire.

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