4200 morts par an — Infections nosocomiales

Evrard Martin
Juin 6, 2018

Les services de réanimation sont les plus touchés.

Un patient hospitalisé sur vingt présente au moins une infection nosocomiale (contractée lors d'un séjour à l'hôpital).

La proportion des patients infectés est stable entre 2012 et 2017 alors qu'elle avait diminué de 10% entre 2006 et 2012, selon cette 6e enquête réalisée un jour donné auprès de 403 établissements de santé. Un chiffre qui a longtemps baissé, avant de stagner depuis cinq ans.

Cette photographie des infections nosocomiales en France montre également que les infections dues aux staphylocoques dorés résistants à l'antibiotique méticilline continuent à diminuer. "Mais nous savons que les hôpitaux accueillent de plus en plus de personnes fragiles et donc susceptibles de contracter des infections".

Elle passe de 2012 à 2017 de 13,5 % à 16 % du total, se rangeant ainsi au deuxième rang des infections nosocomiales les plus courantes derrière les infections urinaires (28 %) et devant les pneumonies (15,5 %). "À l'inverse, des infections survenant par exemple lors de chirurgie orthopédique sont plus graves". Des infections qui provoquent 4 200 décès par an. Les principales bactéries responsables sont, selon le rapport, l'Escherichia Coli et le staphylocoque doré.

"Le risque zéro n'existe pas".

L'âge est un facteur de risque, rappelle le Dr Anne Berger-Carbonne de l'agence sanitaire. Plusieurs missions ont d'ailleurs été confiées aux 17 centres d'appui pour la prévention des infections associées aux soins (Cpias) notamment celle de surveiller et de prévenir les infections associées aux dispositifs invasifs.

"Les antibiotiques font partie du problème", explique le Dr Coignard. "Peut-être avons-nous atteint un plancher concernant les infections nosocomiales".

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