Après la fin des Autolib à Paris, le même sort réservé aux voitures électriques Autobleue à Nice?

Xavier Trudeau
Juin 22, 2018

Pour éponger le déficit prévisionnel accumulé par le service, le groupe Bolloré demande à Paris et aux communes de banlieue 233 millions d'euros, une somme que conteste le syndicat.

"Nous irons faire prospérer nos systèmes d'autopartage là où on nous accueille", a commenté le directeur général du groupe Bolloré Gilles Alix, présent dans la salle, annonçant que le groupe allait "continuer à se battre devant le tribunal administratif". Le Conseil dudit syndicat doit se prononcer jeudi sur la résiliation de la concession accordée au groupe Bolloré.

La réunion du comité syndical, composé d'élus de tendances diverses, a donné lieu à des débats tendus entre les représentants de la capitale et certaines communes de banlieue. "Nous recevrons sans doute dans les prochains jours la notification de résiliation de la part du Syndicat Autolib' Vélib' Métropole (SAVM), et ensuite le service s'arrête [ra] ", a-t-elle confié.

Une centaine de ces derniers ont d'ailleurs manifesté devant la mairie du XIIe, pour demander "la préservation de leur emploi" et la "poursuite d'Autolib'".

Autolib', fort de 150 000 abonnés, avait été lancé en fanfare en 2011 sous l'ancien maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) pour un contrat de délégation de service public qui devait courir jusqu'à 2023 sans coûter un sou aux collectivités, hors investissements d'origine.

"Première mondiale" alors symbole de modernité, le dispositif a dû faire face à un changement des façons de se déplacer, avec le vélo électrique, le VTC, la location de véhicules privés, sans compter son image dégradée avec ses voitures souvent sales.

Jeudi 21 juin 2018 pourrait marquer la fin de l'aventure Autolib'.

Après ce vote, sur Twitter, une Parisienne a écrit "quel dommage, un service qui va beaucoup nous manquer" alors qu'un autre internaute affirmait que "le plus épatant, c'est la mauvaise gestion de tout ça".

Anne Hidalgo a été la cible de vives critiques.

Il a regretté la décision de la ville de Paris, majoritaire au sein du syndicat.

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