"Comment nier la réalité des patients qui souffrent ?" — Maladie de Lyme

Evrard Martin
Juin 21, 2018

Elles étaient très attendues tant la polémique autour de la maladie de Lyme est violente entre les associations de malades et le monde de l'infectiologie, ce dernier niant toute forme de maladie persistante due à cette tique.

La Haute Autorité de santé (HAS) a présenté ses nouvelles recommandations de prise en charge des formes persistantes de l'infection transmise par des tiques.

Il y a eu 56 cas en 2016 et 102 en 2017.

La HAS souhaite une "prise en charge thérapeutique globale optimale des patients atteints ou suspects d'être atteints d'une maladie à tiques, afin de répondre à la souffrance des patients dont certains se sentent victimes de déni ou de rejet, et d'éviter l'errance diagnostique et thérapeutique et ses dérives potentielles". Sa présidente, la Pr Dominique Le Guludec, s'en explique.

Le risque est un "recours à des tests et des traitements inadaptés, non validés et potentiellement à risque d'effets secondaires".

La HAS regroupent les patients "qui subissent ces signes cliniques depuis plus de six mois et plusieurs fois par semaine", sous un terme plus large: "symptomatologie/syndrome persistante polymorphe après possible piqûre de tique" (SPPT). Devant un tel tableau, elle recommande un premier bilan infectieux (sérologies VIH, VHC, VHB, EBV, CMV, syphilis) et un bilan biologique de base (NFS, bilan hépatique, CRP, ionogramme sanguin, créatinine, glycémie à jeun, CPK, ferritine, TSH, bandelettes urinaires), qui permettra de rechercher, notamment, un syndrome inflammatoire.

Si ce bilan n'aboutit à aucun diagnostic, un "traitement antibiotique d'épreuve de 28 jours" peut être proposé.

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