Donald Trump envisage de gracier Mohamed Ali à titre posthume 13:00

Claudine Rigal
Juin 10, 2018

À une question sur les possibles futures grâces, le locataire de la Maison-Blanche a déclaré: "Je pense à Mohamed Ali". En annonçant son intention de gracier la légende américaine de la boxe, Mohamed Ali, décédé il y a deux ans, Donald Trump pensait sûrement faire remonter sa cote de popularité, juste avant de s'envoler pour le G7. Pour avoir refusé de servir au Vietnam au nom de ses convictions religieuses et parce qu'il ne voulait pas combattre des populations lointaines qui ne lui avaient rien fait, le poids lourd avait été déchu de ses ceintures et avait échappé de peu à la prison, à une époque marquée par la lutte des Afro-américains pour leurs droits civiques.

Il s'était en conséquence vu retirer son titre de champion du monde et avait été condamné pour insoumission. Des sanctions annulées par la Cour suprême des États-Unis en 1971. Et l'ex-président démocrate Jimmy Carter avait par la suite amnistié les objecteurs de conscience ayant refusé la conscription pour le Vietnam.

Le geste de clémence présidentiel envisagé par Donald Trump pourrait donc n'être que symbolique.

"Nous apprécions cette pensée du président Trump, mais une grâce est inutile", a réagi l'avocat Ron Tweel, en rappelant l'arrêt de la Cour suprême.

La Constitution américaine confère au Président le droit régalien de grâce.

Il a également gracié mercredi 6 juin une femme de 63 ans qui avait éte condamnée à la perpétuité pour trafic de drogue, après avoir rencontré la vedette de téléréalité Kim Kardashian qui a plaidé sa cause.

Globalement M. Trump a surtout fait profiter ses soutiens de la première heure de son droit de grâce.

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