Facebook éjecté du podium des plateformes chez les ados américains

Alain Brian
Juin 2, 2018

Le déconnexionnisme ne passe pas par eux.

Le réseau social de Mark Zuckerberg est largement dépassé par YouTube, que 85% des adolescents américains consultent, Instagram, utilisé par 72% des personnes interrogées, ou encore Snapchat (69%).

Une étude de Pew Research Center révèle qu'aux Etats-Unis, les adolescents préfèrent YouTube, Instagram et Snapchat à Facebook. Les filles sont plus accros que les garçons: 50% d'entre elles se disent connectées à un service quasiment tout le temps contre 39% des garçons.

Entre les deux vagues de l'étude, le smartphone s'est imposé comme un élément omniprésent dans la vie des adolescents: 95% en sont équipés ou y ont accès quand la proportion n'était que de 73% en 2014-2015. En revanche, lorsqu'on tient compte de toutes les catégories d'âge (donc, en incluant les internautes plus âgés), Facebook était devant YouTube et Snapchat. Dans la précédente vague, ils étaient encore 71% à déclarer l'utiliser Facebook quand ils ne sont plus que 51% en 2018.

" Ce changement dans l'utilisation des médias sociaux par les adolescents n'est qu'un exemple de la façon dont le paysage technologique des jeunes a évolué", écrit Pew Research Center. Une autre étude, réalisée par le cabinet eMarketer au mois de mars dernier révélait de son côté que le réseau social au pouce bleu devrait perdre 2 millions d'utilisateurs américains de moins de 24 ans cette année, une désaffection cependant contrebalancée par une hausse parmi les usagers plus âgés.

En février de cette année, une enquête eMarketer estimait que la base d'utilisateurs de Facebook chez les 12-17 ans avait diminué de 9,9% en 2017, presque trois fois plus que les prévisions établies par le sondeur en août 2017.

Pour 24% des personnes sondées, les réseaux sociaux ont une influence "globalement négative" sur leur vie -31% la jugent positive et 45% répondent qu'elle n'est ni positive ni négative. Enfin 45% des adolescents déclarent ne voir d'impact ni positifs, ni négatifs. La jeunesse américaine met en cause le "cyber-harcèlement", "l'anonymat", "les fausses informations" ou encore la "superficialité" des réseaux sociaux.

Le nouveau sondage a été réalisé entre le 7 mars et le 10 avril auprès de 743 adolescents américains âgés de 13 à 17 ans, tandis qu'un millier de parents d'adolescents ont également été interrogés.

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