Justin Trudeau reçoit l'appui de Scheer et Harper — Attaques de Trump

Xavier Trudeau
Juin 11, 2018

"À ce déséquilibre commercial s'ajoute le fait que les États-Unis paient presque le coût total de la protection par l'Otan de ces mêmes pays qui nous arnaquent sur le Commerce (ils ne paient qu'une fraction du coût et rient!)".

SINGAPOUR - Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un sont arrivés hier à Singapour, deux jours avant leur rencontre historique qui pourrait lancer la dénucléarisation de la Corée du Nord et sortir le pays de son isolement.

Justin Trudeau est dans le collimateur des Américains. D. R.

La Valette a aussitôt refusé en expliquant ne jouer aucun rôle dans les opérations de sauvetage, ce qui pourrait donner lieu à une crise diplomatique entre les deux Etats-membres de l'Union européenne.

Le Premier ministre canadien "reste focalisé sur ce qui a été accompli pendant le sommet", ajoute-t-on à Ottawa. Un accord annulé par le président américain en un seul tweet samedi 9 juin.

Justin Trudeau, qualifié de "très malhonnête et faible" par Donald Trump après le sommet, a choisi de ne pas répondre directement, préférant laisser parler sa ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland. Dans un autre tweet, il a reproché au Premier ministre canadien de s'être conduit de façon "douce" durant le sommet, mais d'avoir critiqué les tarifs douaniers américains sur l'acier et l'aluminium.

L'Élysée a fait valoir que " la coopération internationale ne peut dépendre de colères ou de petits mots " du président américain. A son arrivée à la présidence du gouvernement, Pedro Sanchez a appelé à de nouvelles discussions avec les dirigeants catalans.

Berlin a pour sa part fait savoir qu'il "soutient le communiqué sur lequel nous nous sommes collectivement mis d'accord", selon un porte-parole du gouvernement. Le président russe Vladimir Poutine a ironisé sur le "babillage inventif" du club des 7 dont sa nation a été exclue en 2014. "Je peux comprendre pourquoi le président Trump, pourquoi les Américains ressentent le besoin d'avoir de meilleures relations commerciales", a d'abord laissé entendre M. Harper, en évoquant les cas de la Chine et de "certains points" avec le Mexique, dont le secteur automobile. Elle y est interprétée comme un symbole des différents entre les Etats-Unis et France en particulier, et plus généralement avec les autres pays du G7. "Cela va cesser", avait déjà tempêté le milliardaire car les taxes européennes sur les importations de voitures en provenance des pays hors UE s'élèvent à 10%, quand les droits de douanes américains ne s'élèvent qu'à 2,5%. La plupart des groupes automobiles étrangers, de Mercedes à BMW en passant par Nissan, Honda et Volkswagen, possèdent au moins une usine aux Etats-Unis où ils emploient des dizaines de milliers de personnes.

"Il y a un siège réservé en enfer pour tout dirigeant étranger qui s'engage dans une diplomatie de la mauvaise foi avec Donald Trump et tente de le poignarder dans le dos quand il s'en va", a renchéri sur Fox News le conseiller présidentiel pour le commerce, Peter Navarro. "Donald Trump est aussi en train de déstabiliser l'Europe (.) Sa volonté, c'est de détruire, pas de construire", a-t-il poursuivi, avant d'estimer que la meilleure réponse était "l'unité avec les Européens" qui doivent "tenir bon".

Dans le cas de l'Allemagne, il s'agit d'un excédent.

Le prochain sommet du G7 se tiendra à l'été 2019 "dans la belle ville de Biarritz" (Pyrénées-Atlantiques), a annoncé samedi Emmanuel Macron. Les échanges entre les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l'Italie et le Canada se sont déroulés dans un climat de tension sans précédents, avec un coup de théâtre final orchestré par Donald Trump.

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