L'émissaire de Kim Jong-un reçu à la Maison-Blanche

Claudine Rigal
Juin 1, 2018

Vendredi, M. Kim devait se rendre à Washington pour remettre un message de Kim Jong-un à Donald Trump, qui s'est laissé aller à des confidences à l'agence Reuters. " J'aimerais que tout soit réglé en une rencontre, a-t-il déclaré.

Répondant à une invitation de Pyongyang, le chef de la diplomatie russe rencontrera son homologue nord-coréen pour " évoquer leurs relations bilatérales et des questions internationales pressantes", selon un communiqué.

Le général Kim Yong Chol, en première ligne côté nord-coréen pour la préparation de ce tête-à-tête inédit prévu, s'il a lieu, le 12 juin à Singapour, est arrivé peu après 13H00 (17H00 GMT).

Donald Trump, quant à lui, était manifestement ravi d'avoir rencontré Kim Kardashian, en témoigne le large sourire qu'il arbore sur la photo postée sur Twitter. Ils veulent d'autres choses similaires. "Cela va se faire, je n'ai aucun doute", a-t-il assuré. Il a été accueilli par le secrétaire général de la présidence américaine, John Kelly, et les responsables du dossier nord-coréen au département d'Etat et à la CIA, Mark Lambert et Andrew Kim.

Washington, comme Pyongyang, cache habilement son impératif désir de rencontre. En quelques mois, Pyongyang est devenu un partenaire de négociation respecté, ce que la Corée du Nord a toujours demandé depuis des années. Mais la décision officielle de le maintenir le 12 juin à Singapour n'a pas encore été prise.

Au cours de de sa visite, Sergueï Lavrov a appelé Américains et Nord-Coréens à résister à la tentation de "tout demander, tout de suite". Alors qu'il avait été annulé par le président des États-Unis le 24 mai dernier, ce rendez-vous semble de nouveau sur les rails, et des pistes de discussion existeraient déjà.

Face à ces concessions nord-coréennes, une nouvelle politique de sanctions menée par Washington ne trouverait plus de soutien au sein des Nations unies et dans la région.

Sans surprise, M. Trump et ses partisans y voient la réussite de leurs méthodes musclées ("tweetonades " comprises) et la preuve du bien-fondé de leur slogan favori: imposer "la paix par la force ".

Si le sommet n'a pas lieu, la Corée du Nord aura déjà remporté une première bataille, et Donald Trump perdu la face.

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