La France retrouve des couleurs — Attractivité

Xavier Trudeau
Juin 13, 2018

La conclusion est du cabinet EY consignée dans son baromètre sur l'attractivité. La France a vu son attractivité se redresser d'une manière jugée "spectaculaire" en 2017 et en ce début 2018.

Cela place la France au troisième rang derrière le Royaume-Uni (1 205 projets) et l'Allemagne (1 124 projets). Dans ce contexte, la France a encore quelques efforts à faire, selon EY, pour se hisser sur les premières marches du podium. La France devient par ailleurs le 2 pays d'accueil des investissements en provenance des Etats-Unis, derrière le Royaume-Uni (334) mais devant l'Allemagne (214). Entamée en 2016, la dynamique s'est prolongée en 2017. L'industrie confirme aussi sa bonne santé.

Moins d'un an avant la sortie officielle du Royaume-Uni de l'Union européenne - le 29 mars 2019 - l'effet Brexit profite pleinement à la France et surtout à Paris.

Pour la première fois depuis 2003, Paris devance Londres au classement des métropoles européennes les plus attractives. EY souligne aussi que l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir a été bénéfique, en particulier grâce à son volontarisme affiché en faveur de la construction européenne et son positionnement politique "ni de droite, ni de gauche". Il augmente de 10% entre 2016 et 2017.

REUTERS  Peter Nicholls
REUTERS Peter Nicholls

Avec ses 323 projets, ce secteur est le principal moteur de ce regain d'attractivité, soit 111 de plus qu'en 2016.

La capacité d'innovation et de recherche est citée par 35% des dirigeants interrogés qui mettent aussi en avant la place de la France dans le projet européen (34%), le vivier de talents (30%) et le rayonnement touristique (30%). Les nouvelles implantations de 2017 n'ont en effet créé que 25 emplois par projet en France, contre 42 en moyenne au Royaume-Uni. "La croissance est de retour en Europe et en France, relançant un grand nombre d'investissements. Redorée, cette image est aussi portée par l'affirmation d'un projet économique ouvert sur l'international, tenant le rythme des réformes, accueillant résolument les investissements internationaux", détaillent les analystes du cabinet.

Pour toutes ces raisons, la France est devenue l'an passé le deuxième pays d'Europe où les investisseurs ont implanté des sièges (59 projets contre 16 en 2016). Par comparaison, les proportions ne sont que de 45% pour l'Allemagne et 30% pour le Royaume-Uni. En termes de recherche et développement, les résultats sont très satisfaisants avec 78 projets d'installation de centres de R&D sur le territoire, en particulier pour les travaux en intelligence artificielle et le traitement du big data.

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