Le concert pourrait être interdit selon Collomb — Médine

Pierre Vaugeois
Juin 16, 2018

Cette annonce a été faite par Gérard Collomb.

Il n'y aura pas d'interdiction des deux représentations du rappeur Médine au Bataclan, prévues en octobre, sauf s'il y a un risque de "trouble à l'ordre public". Et d'ajouter: "Nous verrons d'ici le mois d'octobre mais nous saurons toujours, avec le Premier ministre, avec le gouvernement, prendre nos responsabilités".

"Il y a la liberté de création, mais il ne faut pas sous-estimer ce que peuvent avoir de tels propos sur des esprits fragiles, sur un certain nombre de nos jeunes", a averti le ministre de l'Intérieur, promettant de lutter contre "ceux qui appellent à la haine, à la division". Les autres dates de la tournée de Médine ne seront pas concernées à priori.

Le mis en cause a contre-attaqué lundi, accusant l'extrême droite de chercher à "limiter la liberté d'expression".

De son côté, l'association de victimes des attentats du 13 novembre 2015 "Life for Paris" a rappelé sur Twitter que le Bataclan avait "aussi été victime des attentats du 13 novembre 2015" et que la salle restait "complètement libre de sa programmation, sous contrôle de la préfecture de police de Paris". Le rappeur du Havre est l'auteur d'une chanson controversée "Don't laïk" - sortie en début d'année 2015, juste avant l'attentat contre Charlie Hebdo - dans laquelle il chante "crucifions les laïcards comme à Golgotha" et "j'mets des fatwas sur la tête des cons" et qu'il décrit comme une "caricature tendue aux fondamentalismes". "Voilà 15 ans que je combats toutes formes de radicalisme dans mes albums", assure-t-il, une position qui lui vaut, selon lui, "les foudres de l'extrême droite et de ses sympathisants".

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