Le Maroc a drainé 2,7 milliards de dollars d'IDE en 2017

Xavier Trudeau
Juin 9, 2018

Les flux d'IDE vers cette région ont diminué de 4% pour atteindre 13 milliards de dollars. Les flux d'IED en Angola sont redevenus négatifs (passant de 4,1 milliards dollars en 2016 à -2,3 milliards dollars), les filiales étrangères du pays ayant transféré des fonds à l'étranger par le biais de prêts intragroupes.

En 2017, " la diversification de l'investissement direct étranger (en Algérie) a été soutenu par les IDE " consentis par le groupe de télécoms chinois Huawei et le sud-coréen Samsung qui a ouvert sa première usine de montage de Smartphones dans ce pays. Enfin, l'Organisation internationale table sur une reprise des flux d'IDE mondiaux en 2018 avec une amélioration d'environ 5% à 1 500 Mrds USD au niveau mondial et un rebond de 20% à 50 Mrds USD en Afrique. Les IED vers le Nigéria a diminué de 21% pour atteindre 3,5 milliards de dollars.

Les investissements directs étrangers (IDE) ont baissé de 26%, en Algérie en 2017 par rapport à 2016, avec un montant global de 1,2 milliard de dollars, l'année passée contre 1,63 milliard de dollars l'année d'avant, selon un rapport de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et l'investissement (Cnuced). La résilience du Maroc provient, selon les économistes de la CNUCED, de ses investissements considérables dans les nouvelles technologies automobiles (électricité, batterie, caméras, etc...) et de ses relations bancaires avec la Chine qui ne cessent de se renforcer développant ainsi davantage les IDE dans le secteur financier. Selon le rapport, la baisse des IED dans les pays riches s'expliquent surtout par "les réductions importantes" au Royaume-Uni, faisant suite à la valeur exceptionnellement élevée des fusions-acquisitions en 2016, et aux Etats-Unis, "où les autorités ont resserré la vis aux +inversions fiscales+", mécanisme par lequel des entreprises américaines délocalisent leur siège social dans un pays à taux d'imposition plus bas en achetant une société étrangère. Une situation qui n'est pas étrangère à la diminution de 41% des flux vers l'Afrique du Sud qui se sont situés à 1,3 milliard, à cause des difficultés du secteur des produits de base et des incertitudes politiques. "La contraction des flux dans les principales économies africaines", explique la Cnuced.

Concernant l'Algérie, la CNUCED fait noter que les flux d'investissements à destination de l'Algérie se sont établis à 1,2 milliard de dollars en 2017 contre 1,63 milliard de dollars enregistrés en 2016, soit une baisse de 26 %.

Si en Europe, les sorties combinées ont diminué de 21% pour atteindre 418 milliards de dollars, les flux en provenance d'Amérique du Nord ont augmenté de 18%. C'est le second plus grand bénéficiaire du mouvement d'IDE en Afrique.

Dans ces prévisions pour 2018, la CNUCED souligne que les IED vers les économies développées devraient augmenter modérément en 2018. Par ailleurs, "la réforme fiscale aux Etats-Unis affectera probablement de manière significative les investissements dans le monde", ont jugé les experts.

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