Le président Donald Trump envisage une grâce posthume pour Mohamed Ali — Boxe

Claudine Rigal
Juin 9, 2018

Le président américain Donald Trump a fait savoir vendredi qu'il envisage de gracier à titre posthume l'ancien champion de boxe Mohamed Ali. Il justifiait son refus d'aller combattre au Vietnam par des raisons religieuses et par sa réticence à aller affronter des populations lointaines qui ne lui avaient personnellement rien fait.

"Je pense à Mohamed Ali", a dit M. Trump, sur la pelouse de la Maison Blanche, juste avant de s'envoler pour le sommet du G7 au Canada. Le geste de Donald Trump ne serait donc que très symbolique, deux ans après le décès du boxeur.

Cette suggestion a toutefois été qualifiée d'" inutile " par l'avocat chargé des intérêts du champion décédé en 2016, sa condamnation ayant déjà été annulée par la Cour suprême des Etats-Unis en 1971 dans une décision prise à l'unanimité.

Ali a refusé se rejoindre les rangs de l'armée pour la guerre du Vietnam, en se décrivant comme un objecteur de conscience. "Il n'y a pas de condamnation à pardonner", a-t-il insisté dans un communiqué adressé aux médias.

La grâce est un droit régalien que la Constitution des Etats-Unis confère à son président.

Il a également gracié mercredi 6 juin une femme de 63 ans qui avait éte condamnée à la perpétuité pour trafic de drogue, après avoir rencontré la vedette de téléréalité Kim Kardashian qui a plaidé sa cause. Depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump en a usé à plusieurs reprises, notamment pour satisfaire ses soutiens de la première heure.

Récemment, le président américain a pris le contrepied en réhabilitant un autre boxeur, Jack Johnson, premier Noir champion du monde des poids lourd en 1908, et qui fut emprisonné pour des motifs racistes.

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