Les discussions entre Washington et Pyongyang "avancent rapidement" — Sommet de Singapour

Claudine Rigal
Juin 11, 2018

Les regards du monde entier sont tournés vers Singapour avec une même interrogation: le président américain, 71 ans, qui a accepté à la surprise générale de rencontrer l'héritier de la dynastie des Kim, de plus de trente ans son cadet, réussira-t-il là où tous ses prédécesseurs ont échoué?

Après l'homme fort de Pyongyang dimanche, c'était au tour de Donald Trump de s'entretenir avec le premier ministre de la cité-État, Lee Hsien Loong.

Sommet de Singapour, J-1. Or pour la Corée du Nord qui a subi les pires sanctions des Nations unies, le nucléaire représente une garantie de sa sécurité. Du coup, Donald Trump, qui prévoyait de repartir mercredi et n'excluait pas de jouer les prolongations, va finalement s'envoler dès mardi soir pour Washington, après avoir tenu une conférence de presse. Lors d'une conférence de presse, le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, s'est dit "très optimiste quant aux chances de réussite" de cette première rencontre entre le président des États-Unis, Donald Trump, et le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-un.

"Le président Trump " a identifié le désir de sécurité de Kim Jong-un " ainsi que son intérêt pour le développement économique, a expliqué, dans la soirée, Mike Pompéo, avant d'indiquer que les Etats-Unis pourraient aider Pyongyang sur ces deux projets " si le pays optait pour les bons choix ". "Il y a de l'excitation dans l'air", a-t-il écrit sur Twitter, avant de s'en prendre à nouveau à ses alliés canadien et européens après la fin en queue de poisson du sommet du G7.

Signe qu'un accord sur ce sujet est loin d'être acquis, les deux camps ont revu leurs ambitions à la baisse ces derniers jours, les Américains évoquant prudemment le début d'un long processus de négociations tandis que les Nord-Coréens mettaient en avant l'idée d'un " mécanisme de maintien de la paix permanent et durable " entre les deux Corées - objectif a priori plus facile à atteindre.

Moon Jae-in a aussi exprimé sa confiance sur la rencontre de mardi, tout en appelant à éviter les attentes démesurées.

Pour définir un texte qui permettra aux deux parties de crier " victoire " dans leurs capitales respectives, Sung Kim, l'ambassadeur des Etats-Unis aux Philippines qui s'est imposé comme le principal négociateur américain, a retrouvé pendant plus de deux heures, dans les étages du Ritz Carlton, les représentants du régime nord-coréen et notamment la vice-ministre des Affaires étrangères Choe Son-hui, un vétéran des bras de fer contre Washington.

Dimanche, les deux dirigeants se sont rendus à Singapour où se tiendra le 12 juin leur sommet historique.

"Trump a simplement offert ces rencontres aux Nord-Coréens sans obtenir aucune avancée", déplore l'expert Jeffrey Lewis dans Foreign Policy.

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