Licencié pour avoir refusé des photocopies à la "sœur du patron" — Télécoms

Xavier Trudeau
Juin 25, 2018

Selon l'intersyndicale, le vendeur de Montesson avait été sommé par "la soeur de l'actionnaire" de lui "photocopier son avis d'imposition", ce qu'il a fait, avant de refuser de faire de même pour ses amis. Elle lui demande d'effectuer également des photocopies pour une des femmes qui l'accompagnent. D'après 20 Minutes, qui a révélé l'affaire, il s'agirait d'Armando Pereira, le directeur général délégué de SFR.

De son côté, le vendeur a assuré qu'il n'a jamais haussé le ton. Elle a finalement obtenu ce qu'elle voulait, de la part du responsable de la boutique. La lettre souligne aussi que de tels faits portent atteinte à l'image de l'entreprise.

"Le souci, c'est que Steevy affirme le contraire". Sa version a été confirmée par une autre cliente présente dans le magasin et n'ayant aucun lien de parenté ni d'amitié avec lui. Cette dernière a rempli et signé une " attestation de témoin ", un formulaire officiel qui prévoit des poursuites judiciaires en cas de fausse déclaration. Poliment, le jeune employé lui a expliqué qu'il ne pouvait faire autant [de photocopies] au détriment d'autres clients SFR, écrit Céline. "Cette dame s'est emportée et d'une voix menaçante devant tout le monde présent dans la boutique lui a textuellement dit: 'Vous savez qui je suis?". De quoi provoquer la colère de la sœur du patron, qui l'aurait menacé de représailles quant à son avenir au sein de la boite.

Face à cette situation, plusieurs syndicats de SFR ont publié un tract mercredi.

"Contactée, la direction de la communication de SFR a répondu via un mail".

Les syndicats de SFR ont "dénoncé (...) cette pratique dictatoriale où, sur les simples dires d'un proche, des collaborateurs sont convoqués (...) puis licenciés arbitrairement". La direction est informée de tout licenciement lié notamment à des comportements non compatibles avec les valeurs de l'entreprise. "Nous ne communiquons pas sur tout licenciement ou recrutement. Elle m'a affirmé que j'allais avoir des problèmes", a-t-il assuré auprès du quotidien gratuit 20 Minutes.

Steevy M. indique à 20 Minutes avoir pris un avocat pour contester son licenciement.

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