L'OMS classe l'addiction aux jeux vidéos dans la liste des pathologies

Evrard Martin
Juin 19, 2018

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de classer l'addiction aux jeux vidéo comme faisant partie des pathologies mentales, rejoignant ainsi les dépendances à l'alcool ou encore aux drogues dures à la classification internationale des maladies (CIM-11). Plus concrètement, l'addiction aux activités vidéoludiques est désormais reconnue comme une maladie.

Par conséquent, nous nous inquiétons de constater que le terme 'trouble du jeu vidéo' est encore présent dans la dernière version de la CIM-11 de l'OMS, et ce, malgré une forte opposition de la part des communautés médicales et scientifiques. Les raisons de cette inclusion sont toujours grandement contestées et peu concluantes.

Lundi, l'Organisation mondiale de la santé a défini les critères permettant de poser le diagnostic d'un "trouble du jeu vidéo".

Nous savons que l'industrie et l'ensemble de son écosystème à travers le monde continueront à faire entendre leur voix pour s'opposer à cette initiative.

Le document de l'OMS indique que "le trouble du jeu vidéo est caractérisé par un comportement persistant caractérisé par 1) la perte de contrôle sur le jeu; 2) la priorité croissante accordée au jeu par rapport aux autres centre d'intérêt; 3) la poursuite ou escalade de la pratique malgré des conséquences négatives". Mais le trouble ne touche qu'une " petite minorité ", a souligné le responsable de l'OMS, rappelant que " nous ne disons pas que toute habitude de jouer aux jeux vidéo est pathologique ".

L'antenne de l'ONU précise dans un autre paragraphe que pour que ce trouble soit diagnostiqué, il faut que le comportement soit " d'une sévérité suffisante pour entraîner une altération non négligeable des activités personnelles, familiales, sociales, éducatives, professionnelles ou d'autres domaines importants du fonctionnement, et en principe, se manifester clairement sur une période d'au moins 12 mois ".

De nombreux cas de joueurs compulsifs incapables de se détacher de leur jeu, au point d'abandonner toute vie sociale et de mettre en danger leur santé ont en effet été décrits.

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