Mort sans précédent des plus vieux baobabs d'Afrique

Claudine Rigal
Juin 12, 2018

Ces baobabs d'Afrique sont des arbres millénaires et c'est ce qui inquiète les chercheurs. Les scientifiques évoquent le réchauffement climatique. "Au cours des 12 dernières années, huit des treize plus vieux baobabs sont partiellement ou totalement morts". Sur les 60 spécimens étudiés par Adrian Patrut et son équipe entre 2005 et 2017, huit des treize plus grands baobabs sont totalement morts ou ont les parties les plus anciennes qui s'effondrent sur elles-mêmes depuis 2005. "Parmi les victimes, explique Le Figaro, trois monstres symboliques: Panke, originaire du Zimbabwe, le plus vieux baobab avec 2 450 ans au compteur, l'arbre de Platland d'Afrique du Sud, l'un des plus gros du monde, avec un tronc de plus de 10 mètres de diamètre et le célèbre baobab Chapman du Botswana, sur lequel Livingstone grava ses initiales, classé monument national". Parcourant le Zimbabwe, l'Afrique du Sud, la Namibie, le Mozambique, le Botswana et la Zambie, ils ont pu, grâce à la datation au carbone des échantillons qu'ils avaient recueillis, précisé l'âge de ces mastodontes de la savane qui va de 1 100 à 2 500 ans. Une fois que les nouveaux apparaissent, les anciens tiges et troncs ne font qu'un avec, permettant ainsi à l'arbre de vivre très longtemps.

"Nous pensons que la disparition des baobabs monumentaux pourrait être associée, au moins en partie, à des modifications significatives des conditions climatiques qui affectent particulièrement l'Afrique australe", ont-ils noté.

Un air plus chaud et des ressources amoindries en eau expliqueraient cette réduction de près d'un tiers des récoltes de légumes, qui sont cruciaux à une alimentation saine. C'est ce que révèle une étude de la revue Nature Plants relayée par Le Figaro. "Notre analyse suggère que si nous continuons comme si de rien n'était, le dérèglement climatique réduira considérablement la disponibilité globale de ces aliments importants", a-t-il ajouté.

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